Vous avez déjà vu quelqu’un tomber à pic ?
Au sens propre du terme, j’entends …
Alors que je passais en Jaguh sur Jalan Sultan Ismail - oui, parce que j’ai une Jaguh - j’ai vu un homme tomber du haut de la KL Tower . Un peu comme dans la chanson de Jacques Higelin. Croyez-moi, ça tombe vite ! Au bout de quelques interminables secondes et à peine quelques dizaines de mètres du sol, il eut la bonne idée d’ouvrir un parachute !
Une fois n’est pas costume, le week-end dernier, le gouvernement a donné son autorisation à toute une bande de fou désirant faire du Base Jump du haut de la KL Tower .
Ne t’inquiète pas Maman, même si j’eusse voulu (j’eusse bien voulu en fait), ce n’était ouvert qu’à une poignée de base-jumpers expérimentés, licenciés, baptisés et pré-extrême-onctiés, ayant à leur actif des milliers de sauts et une énorme médaille de Saint-Christophe.
Même si le cadre semble se prêter idéalement à ce sport (haute tour, beau surplomb minimisant les risques de fracassages de têtes sur la paroi) mes quelques cours de physique me laissent penser que 300m, c’est quand même court pour sauter, ouvrir un parachute, s’emmêler les pinceaux, paniquer, éviter la paroi et son pote qu’à voulu sauter en même temps pour faire une blague…et finalement s'arrêter avant d'embrasser brutalement la forêt primaire qui entoure la Menara.
Statistiquement, il paraît quand même que c’est moins dangereux que de faire de la moto à Kuala Lumpur. J’devrais peut-être changer de moyen de locomotion, moi !
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samedi 25 août 2007
Ils chutent en riant
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mercredi 15 août 2007
Quel beau métier, professeur !
Afin d’épargner quelques secondes de doute à ceux d’entre vous qui ont toujours un pied au XIX siècle, je vous propose de lire un petit article très bien fait sur le thème « comme regarder mes photos »
Pour cela, il vous suffit de cliquer sur : Professeur Rémi
Pour ceux qui ne parleraient pas couramment le rosbif, il y une fonction «traduction », en bas a droite de la page web. Par contre, faudra que je pense à lui demander de faire une note pour expliquer comment s’en servir.
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vendredi 10 août 2007
La Thaïlande, ses Temples, ses Ping-Pong Shows
J’ai parfois l’impression d’écrire une saga. Pour rendre ça plus palpitant, j’devrai peut être commencer avec une voix grave et un résumé des épisodes précédent. Ça donnerait un truc du genre : « Previously au Laos … ». Malheureusement, je sais pas trop écrire avec une voix grave.
Le plus fatigant dans les voyages, c’est les transports. Les cuites avec les locaux aussi, mais en premier, ce sont les transports. Après 14h de train pas couchettes et pas suspensions, nous sommes éreintés. Pour une raison qui m’échappe, le train de 18h15 , arrivant à 4 plombes du mat à Ayutayah avait des couchettes. Mais 4h, avouez que c’est une heure bâtarde. Y a pas pire pour débarquer dans un bleb : les bars sont déjà fermés et les GH (lisez GuestHouse) sont pas encore ouvertes. Du coup, nous préférons prendre le train de 19h20 qui arrive à Ayutayah vers 7h du mat et du retard. Tant pis pour les couchettes.
Après avoir déposé nos sacs chez Tony’s Place, nous louons des vélos pour voir un peu les ruines.
Séquence histoire : Ayutayah est l’ancienne capitale du royaume Siam. C’est très joli plein de temples en ruines. Comme des temples, nous avons bien dû en voir 453 297 pendant notre périple, nous nous contentons de nous promener entre les ruines dans une ambiance de détente.
Et puis finalement, nous posons un pied dans la cité des anges – bien que les anges d’ici ne ressemblent que très peux à ceux de nos campagnes. Après l’ancienne capitale, la nouvelle. Bangkok pour les touristes, Krung Thep (1) de son petit nom.
Bangkok, c’est un peu comme le "point rencontre" dans les super marchés ou les aéroports. On y croise en permanence des gens qu’on a croisé quelques semaines auparavant au Laos, en Thaïlande ou en ailleurs en Asie. C’est la ville des retrouvailles. En ce qui nous concerne, nous y retrouvons des amis de Caro qui reviennent du Sud (de la Thaïlande, bien sûr) Ils passent une dernière journée a Bangkok avant de s’envoler pour l’Europe.
Nos quelques jours à Bangkok se partagent entre visite de temples, encore et toujours, et surtout shopping. Bangkok est l’endroit idéal pour acheter tout un tas de conneries inutiles, de cadeaux a ramener et surtout, comme c’est la fin du voyage, on a pas besoin de se coltiner tout ce farda de bus en tuk-tuk, à pied en voiture à cheval … et en bateau à voile.
Bangkok est également l’endroit idéal pour assister au ping-pong show, mais la bienséance et me protectrice Môman m’interdisent de conduire ma sœur dans ces lieux de perdition pour marin égaré et touristes hollandais. Tant pis, j’irai avec Guilhem, après le départ de Caro.
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(1) Son nom complet sonne un peu comme: Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit ; ce qui veut dire un truc du genre: Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dans l'énorme Palais Royal pareil à la demeure céleste, règne du dieu réincarné, ville dédiée à Indra et construite par Vishnukarn !!!
T’as compris qu’on s’mouche pas du coude en Thaïlande !
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mardi 7 août 2007
Le Laos, ses Croissants, sa Pétanque
Luang Prabang.Je ne serai pas vraiment dire pourquoi, mais Luang Prabang m’attire depuis pratiquement le début de mon séjour en Asie. C’est donc avec un poil d’émotion, un brin d’excitation et surtout les jambes ankylosées par 2 jours de botepipole que nous débarquons dans cette ancienne cité coloniale. C’est un joli petit bled, plutôt calme et propre pour une ville asiatique – sûrement depuis qu’elle est classée patrimoine mondial par l’Humanité et par l’UNESCO – où l’on ressent très largement l’influence coloniale française. Beaucoup de vieux laotiens parlent encore français. On vend des sandwichs dans la rue, des vrais, fait dans de la baguette ! On trouve même des boulangeries qui vendent des croissants ! Et surtout, fin du fin: les Laotiens jouent à la pétanque !!! Par contre, il semble que le Pasti’ ait disparu. Comme quoi, ils ont un curieux sens des priorités, ces gens là !
Luang Prabang est notre plus grosse étape. Nous y passons un peu plus de 4 jours, à se balader dans les rues ou sur le bord du Mekong, à visiter quelques pagodes, à se lever à 6h du mat’ pour assister à la collecte du riz par les moines, à exploser notre budget dans les marchés de jour et de nuit, boire quelques Beerlao, à gravir des cols super raid en vélo – hein, Caro ? – pour aller voir quelques chutes d’eau … bref, à profiter du temps qui passe.
C’est d’autant plus appréciable qu’il est relativement rare que, pendant un voyage, je me pose aussi longtemps au même endroit. Si j’étais un vrai écrivain du Guide Vert (j’t’ai déjà dit qu’il fallait pas l’acheter celui là ?), j’me permettrai des petites comparaisons olé olé du genre : Luang Prabang, c’est comme la bière locale, c’est meilleur frais et ça se déguste à petite gorgée.
Faudra que j’pense à mettre un copyright sur celle là, avant qu’on me la pique.
Après avoir bien profité de notre séjour et surtout comme tout à une fin (sauf le saucis… quoi ? Tu la connais déjà ?) nous partons pour Vang Vieng. En fait, l’idée, c’est surtout de faire une halte pour couper la route entre Luang Prabang et Vientiane, car ce que j’ai entendu de Vang Vieng m’a pas vraiment emballé.
La route entre les deux villes collerait la gerbe à quiconque n’a pas l’estomac monter sur amortisseurs Citroën. Et pas d’bol, le minibus n’en a plus, lui, d’amortisseurs. Ca tourne dans tous les sens, à tel point qu’on se demande si on ne tourne pas en rond. Heureusement c’est zolie. Et quand on arrive près de Vang Vieng, pardonnez-moi mais, ça tabasse ! Immense falaise de Limestone (j’crois que c’est calcaire en français, si quelqu’un peu me confirmer…), des rizières … un paysage de carte postale qui colle pas mal à l’idée que je me faisais du Laos.
Vang Vieng en soit, c’est moche ! C’est juste un tas de guesthouses, de bars , de resto dans lesquels on peut s’avachir sur des cousins – oui, je sais, papa, c’est pas bien d’être avachi – et … c’est a peu prêt tout. Enfin, Vang Vieng a ceci de commun avec le Cambodge que toute les boissons peuvent se boire « happy », j’entends, avec des vrais morceaux d’herbes de Provence à l’intérieur qui vous rendent « happy » ou très malade !
Vang Vieng, c’est moche, mais les alentours : excuse-moi, mon neveu ! Pour satisfaire ma sportive de sœur qui a voulu que ce voyage soit « physique », nous nous inscrivons pour une journée Kayak-Spéleo. Nous partons à quelques 20 bornes au nord de la ville où nous commençons par mettre un pied dans la grotte (le gauche, hein, c’est mieux). Aux total, nous visitons 3 grottes : Tham Chang (grotte de l’éléphant), Tham Hoi (grotte de l’escargot) et une autre dont j’ai pas bien saisi le nom. Ensuite commence la descente en Kayak. Quelques petits rapides (vraiment petit) nous rafraîchissent et nous avons tout loisir de nous en mettre plein la vue avec ce superbe paysage. Je me répète ? Vas-y faire un tour, tu comprendras !
En fait, la spécialité de Vang Vieng, c’est le tubbing. Mais qu’est ce que le tubbing me demandes-tu, toi qui parlent à peine français ? Le tubbing, c’est un sport de backpacker Australien bourré (pléonasme) qui consiste à se vautrer sur une chambre à air de tracteur pour descendre la rivière jusqu’au premier bistrot et continuer ainsi de bar en bar jusqu’au village. Nous rejoignons les « tubbers » sur la fin de notre ballade en Kayak. 2 ou 3 kilomètres en amont de Vang Vieng. C’est à peu prêt au même endroit que nous quittons le calme laotien pour rentrer dans les décibels boitedenuitesque, le tout sans quitter la rivière ! Bien qu’étant surpris – et bien que trouvant aussi ce genre de « délire » à ne manquer sous aucun prétexte – je suis un peu déçus de trouver ça au Laos. Comment dire … c’est juste pas le bon endroit !
Nous quittons cette ville de filles et de jeux pour rejoindre la capitale, en Bus VIP. Je précise parce pendant tout le voyage, une question tourne et retourne dans notre tête comme dans celle des autres passagers: est-ce que c’est ça le bus VIP ou est ce que c’est juste le bus qui nous conduit à la gare de bus, d’où on prendra le bus VIP ?
Arrivé à Vientiane, la question ne se pose plus !
Vientiane en soit, c’est mimi mais un peu trop calme. C’est le genre d’endroit qui rentre dans la catégorie bien-pour-y-vivre-mais-pas-top-à-visiter. A voir tout de même, Xieng Khuan, aussi connu sous le nom de Buddha Park, où un illuminé notoire a rassemblé tout plein de sculptures, pas du tout historique, un peu hindo-buddhiste, assez néo-contemporaine.
Après tout juste 24h à Vientiane, nous passons le pont de l’amitié lao-thailandaise , qui comme son nom l’indique, permet de traverser le Mekong en toute amitié pour aller du Laos à la Thaïlande – et inversement. Puis, nous rejoignons la gare de train de Nongkai, terminus de la ligne Northeastern Line, à quelques centaines de mètres après la frontière, pour prendre un train de nuit jusqu’à Ayutayah.
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Labels: Laos
mercredi 1 août 2007
Along the Mekong
Trois semaines de voyage pendant lesquelles le boulot s’est accumulé sur mon bureau à un tel point que je ne vois même plus le soleil. Mais comme nous nous sommes tacitement mis d’accord sur le fait que ma vie professionnelle ne vous intéresse pas – ou ne vous regarde pas – je vais plutôt vous raconter mes vacances. Enfin, nos vacances, car cette fois, je suis parti à la découverte de nouvelles contrées en compagnie de ma sage-femme de sœur qui aura passé – je l’espère – des vacances plutôt pas déguex !
Apres un petit week-end aux Perhentians en guise d’apéritif, nous partons à Chiang Mai, dans le nord de la Thaïlande. Moi, j’aime bien la Thaïlande. On y mange bien, les gens sont gentils, les paysages variés, les filles jolies, les tuk-tuk my friends et les massages pas chers. Caro, de la Thaïlande, elle connaissait que l’aéroport et la route entre Bangkok et la frontière cambodgienne, ce qui est bien mais pas top. Du coup Chiang Mai, c’est bien pour commencer.
Deuxième ville du pays, la « Rose du Nord », comme signifie son nom en Thaï, est beaucoup plus calme et culturelle que la Capitale. Avec environs 1600 temples à visiter, ça laisse pas mal de possibilité pour le 3ème age en vacance. En fait, les pagodes t’en as vu une … tu m’as compris ! Mais bon, c’est toujours sympa à voir. Alors on fait comme tout le monde. On visite des temples, prends des photos de Bouddhas et surtout, on oublie pas de se déchausser en rentrant.
Le deuxième jour, nous louons une moto pour aller se balader sur le Doi Suthep, à 15km au nord ouest de la ville. Au programme, pour changer, visite d’un temple : le Wat Phrathat Doi Suthep , puis les jardins d’hiver du roi (que nous ne pouvons pas visiter car ils sont fermés), un village Hmong , puis Bo Sang, un autre village spécialisé dans la fabrication d’ombrelles et San Kamphaeng, qui d’après le Lonely Planet serait spécialisé dans la fabrication de la soie mais qui en vrai ne présente pas vraiment d’intérêt.
Comme nos visas pour le Laos nous ont coûté environ 40 $ chacun et que nous avons hâte de les faire tamponner, nous prenons un bus Chiang Khong, petit bled situé sur les bords du Mékong, en plein cœur du Triangle d’Or et qui sert de poste frontière avec le Laos. Rien de particulièrement passionnant ici : c’est une ville étape. Les gens sont là parce que c’est le seul point d’entré au Laos sur des centaines de kilomètres mais personne n’a envie d’y passer plus d’une nuit. C’est à peut prêt ce que nous essayons gentiment d’expliquer à « l’étudiante en tourisme » qui nous fait remplir un questionnaire de satisfaction sur le développement du touriste dans la province (développement ? ). A noter cependant, un Thaï un peu fou qui a construit un véritable tipi, digne d’un grand sachem. Le premier étage (c’est un duplex !) lui sert de logement, le rez-de-chaussé étant un bar lounge ! Attention, c’est très concept. Nous y faisons connaissance avec une bonne partie de ceux qui seront avec nous sur le bateau le lendemain. Je recommande fortement cet endroit à ceux qui seraient de passage a Chiang Khong.
Debout de bonne heure, nous ingurgitons un petit déjeuner diététique et nous partons pour la frontière. J’ai oublié de vous dire que c’est un package que nous avons booké à Chiang Mai, comprenant, le bus jusqu'à Chiang Khong, la nuit en GH avec les repas, le transfert jusqu'à Huai Xai (ville frontière laotienne, en face de Chiang Khong) et 2 jours de bateau jusqu'à Luang Prabang. Ca revient presque au même prix et on évite des heures de négociations inutiles. Mais malgré tout c’est fou les extras que l’on doit payer, même quand on a un forfait « tout compris » :
-5 Baht a la frontière Thai … il paraît que ce sont des frais de sortit !
-10 Bath pour traverser le Mekong en bateau … en fait les 10 B, c’est pour les sacs à dos, le ticket « tout compris », qui comprend aussi la traversée du fleuve, c’est juste pour toi ! Ton sac fait pas partit du package, il est en supplément. Tu penses s’ils doivent en croiser beaucoup des voyageurs sans bagages !
-20 Bath au poste frontière du Laos. C’est sûr, on a déjà payé 40$ pour le visa, mais c’était sans compter le coup de tampon de Môssieur. le douanier !
Et nous voilà enfin en RDP Laos. RDP pour République Démocratique du Peuple. Faut vraiment pas avoir la conscience tranquille pour appeler son pays comme ça ! En règle générale, chaque fois qu’on a à faire à un c’est un machin-chose « du peuple », il y a toujours une minorité qui s’en met plein les poches et le peuple en question, il a pas un Carambar. Niveau libertés, c’est pas mieux. Note que ça marche aussi avec « populaire ».
Cette petite élucubration terminée, je reprends le fil de l’histoire.
Nous voguons maintenant sur le Mékong. A droite, la Thaïlande, à gauche, Le Laos. C’est beau, c’est paisible mais surtout, c’est lent. Environs je-sais-pas-combien de km, à parcourir en bateau, ça prends environs 16h en 2 jour. Les premières heures sont fantastiques. Une fois qu’on a réussi à se trouver une place pour ses jambes aux milieux des dizaines d’autres passagers – si possible à l’avant du bateau pour éviter le bruit du moteur – le paysage est vraiment impressionnant. Et puis la lassitude s’installe, les muscles s’ankylosent et ce pu***n de bateau ne va toujours pas assez vite.
Je me relis et je réalise que j’ai l’air d’être de sacrement de mauvais poil. Je vais mettre ça sur le compte de la fatigue et m’arrêter là. Je reprendrai la suite de l’histoire en arrivant à Luang Prabang, après une bonne nuit de sommeil.
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