samedi 14 juillet 2007

Aux verres, Citoyens !

Le «French National Day» comme l’appelait Shakespeare de son vivant se fêtent aussi à l’étranger. Et pas qu’un peu, mes neveux. Pile poil pour l’arrivée de l’une de mes sisters chéries et adorées, v’là le 14 juillet qui déboule dans nos ambassades. Sur un air tricolore, Monsieur l’Ambassadeur nous invite pour faire la bringue.
Si j’ai eu la chance d’en profiter l’an dernier, j’ai cependant manqué l’occasion de vous raconter un peu cet évènement tant attendu par les français hors de France. Je précise "hors de France", parce que lorsqu’on a droit en tout et pour tout à un défile sur les Champs retransmit en DolbyStereo et une Allocution Pestilentielle en son THX, la prise de la Bastille, on s’en cogne un peu et au bout de 218 ans tout rond, le symbolisme commence à s’écorner.
Mais à l’étranger, pardon ! Pour se faire pardonner de ne pas avoir réussi à en un faire un jour férié international, les représentant officiels de l’hexagone organisent pour leurs cons citoyens une bamboula du tonnerre.
Selon les termes officiels, nous sommes conviés à un cocktail dans le jardin de l’ambassade, de 18h à 21h. Tenue correcte exigée bien évidemment, nous débarquons avec un brin de retard, en pleine Marseillaise. Dieu Merci, les buffets sont encore intacts.
Je ne cherche absolument pas à faire preuve de mauvais esprit mais bien de réalisme : aussi loin que nous puissions être de notre chère mère Patrie, la Fet’ Nat réveille les tendances franchouillardes tapis perse au fond de chacun de nous. Le 14 Juillet, plus que n’importe quel autre jour de l’année, il nous faut du fromage et du vin rouge. Et en c’qui concerne la matière première, M’sieur l’ambassadeur n’est pas chiche sur les quantités. La qualité aurait pu, aurait du être là si le service des douanes n’avait pas fait de chichis et avait gentiment laissé passer le chargement de Vin, en provenance directe de la seule région du monde ou on sait en produire qui soit digne de ce nom. On a du se contenter d’une gros rouge qui tache, à 25 RM la boutanche (dans ce cas précis, le terme « bouteille » ne s’applique plus). Niveau fromage par contre, rien à dire. Le buffet a été régulièrement réapprovisionné jusque vers 23h et des brouettes. Oui, parce que malgré l’extinction des feux programmés à 21h, les gendarmes gantés de blanc et plutôt détendus ne nous ont poliment mis à la porte que sur les coups de .. j’sais pas exactement mais bien après que le carrosse de cendrillon se soit changé en citrouille.
Pour résumer, une bonne soirée comme on devrait en organiser une fois par mois, sans Rocher Suchard mais avec un buffet qui s’pose là, du Champagne et même du Ricard dans un verre ballon (sans blague), des mondains, des officiels, des officieux, des Dato’ avec leurs Datin’, des gendarmes aux gants blancs, une cantatrice et tout un gros paquet de pic-assiettes, le tout dans la joies et la bonne humeur !
Two thumbs up for the ambassador dont le bon goût sait toujours charmer les invités !

mardi 10 juillet 2007

Le confesseur s'endort

Si j’reprends la plume après cette longue absence injustifiée – d’ailleurs j’ai pas de compte à rendre – c’est pour souhaiter la bienvenue à l’une de mes ô combien nombreuses sœurs chéries et adorées. Fraîchement débarquée de sa Belgique d’adoption et après un périple qui lui aura fait visiter les aéroports de Thaïlande et Finlande, la voici qui arrive en Malaisie, pour mon plus grand plaisir, Mesdames et Messieurs, mini-hola en l’honneur de Caro !
La première du clan à venir me rendre visite va être reçue comme une princesse. Au menu, un peu d’adaptation à la culture locale et aux chauffeurs de taxi, un peu de plage, un zeste de jungle, une pincée de temples, quelques visites à droite, à gauche, laisser cuire à thermostat 4 jusqu’au 26, et nous partons main dans la main, de tuk-tuk en tuk-tuk, vers de folles aventures au pays des ping-pong shows et au pays du million d’éléphants.


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