samedi 21 avril 2007

Epuisé par l'attente, il n'a plus beaucoup de fric

Il n’y a des choses qu’on ne voit qu’en Malaisie (et aussi et , bande de chanceux) !
Enfin, pas tout à fait, mais disons que je n’ai vu ça nul par ailleurs dans ma courte vie…
J’habite en centre ville - l’hyper centre même - ce qui signifie que la plupart des manifestations et évènement en tout genre se déroulent généralement dans un rayon de 300m autour de mon appartement. Chaque fois que je sors de chez moi, j’ai droit à des mini-spectacles en tout genre !
Afin de promouvoir une boisson énergétique dont je me refuse à dire le nom, les responsables marketing/communication – que je soupçonne d’avoir fait de longues et brillantes études - ont eu l’idée géniale d’organiser un concours à l’entrée un des centres commerciaux avoisinant. Bref, alors que je profitais d’une petite promenade de santé pour aller m’enquérir de quelques sushis à emporter pour mon dîner, mes pas me conduisirent au lieu du dit concours.
Mis à part les jeux télévisés que je qualifierai de hors-concours, je ne souviens pas avoir vu jeu plus stupide, à part peut être celui qui consiste à se retrouver volontairement dans une piscine en même temps qu’un taureau. Ce jeu à malencontreusement perdu en intérêt, quand les organisateurs ont choisi de remplacer le taureau par une vachette, faisant ainsi courir moins de risques aux imbéciles
En l’occurrence, l’imbécillité est un dilemme étymologique (essayez d’écrire ça sans faute, pour voir) Plus l’appât est gros, plus l’homme est con. L’appât se trouvant être une new-beetle - soit l’équivalent en Malaisie de 40 mois de salaire d’un jeune ingénieur et 65 mois de salaire d’une secrétaire – les imbéciles se bousculaient à l’entrée.
Pour la gagner, il suffit de la toucher. Ca paraît simple ! En fait, il faut la toucher continuellement, garder sa main posée dessus pendant au moins 60 heures d’affilé ! 60 heures sans dormir, sans parler, sans s’asseoir, sans rien faire d’autre que se faire ch… avec droit de temps à autre, à une minute (montre en main) pour aller se soulager la vessie. Six concurrents au départ, un seul à l’arrivée. Si au bout de 60 heures il reste encore du monde, on continue jusqu'à ce qu’il n’y en ait plus qu’un.
Même TF1 l’a jamais fait celle là ! Un peu comme dans ce bouquin de Stephen King où une centaine de gars partent pour une chouette promenade, sauf que dès qu’ils s’arrêtent, ils se font dégommer, tout ça parce que le dernier gagne plein de sous.
Patience, on va finir par en arriver à des jeux comme ça !

dimanche 1 avril 2007

Tradition, chasses et fêtes

L’un des nombreux avantage de la moto, c’est qu’on est libre de partir sur un coup de tête, pour une journée ou plus si affinité.
En ce beau matin d’avril, Rémi et moi partons à cheval sur nos Jaguh respectives – la mienne est plus belle que la sienne – pour aller visiter Colmar.
Bien que nous soyons un 1er avril, ceci n’est pas une blague et j’ai des preuves photographiques de ce que je vous raconte. Pour la petite histoire, le Dr Mahathir, ancien Premier Ministre de Malaisie, en visite en France avec son épouse, serait tombé amoureux du célèbre village alsacien.
De retour dans son pays, toujours sous le coup de l’émotion, il suggère – car en Malaisie, le gouvernement suggère – que l’on érige une réplique de Colmar, sans oublier les géraniums aux fenêtres et les puces du village.
Comme il y avait à Bukit Tinggi de jolis sites pour bâtir, les Malaysiens ne reculant devant rien ont pétri le béton à la tonne pour bâtir ce surprenant « Colmar Tropicale » Rien n’a été oublié, pas même les restaurants servants chouchoutes ou flammekueche. Mais les spécialités alsaciennes ne s’accommodant pas avec le climat malais, nous nous sommes contentés de quelques plats plus légers : une tourte aux cailles suivie d’une escalope sur un lit de salade.
La Malaisie ne compte pas s’arrêter-la : d’ici quelques mois, c’est une reproduction du château du Haut-Koenigsbourg avec ses 200 chambres et suites, qui ouvrira ses portes juste à coté de « Colmar Tropicale » On peut déjà les voir étaler quelques carpettes sur la route.
Au train ou vont les choses, je ne serai pas surpris, d’ici quelques mois, de les voir se lancer dans la construction du Mont Saint-Michel ou dans la reproduction des calanques de Marseille …


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