Qui dit Nouvel An Chinois dit jours de congés !
Je fuis l’effervescence générale et prends une semaine de vacances aux Philippines, d’une part parce que je connais pas encore les Philippines et qu’il paraît que c’est zolie et, d’autres part, parce j’y retrouve Amaya, qui vit à Metro Manila, Marion qui arrive de France et Damien, qui arrive pied par la Chine.
Première impression très dépaysantes, les Philippines n’ont pas grand chose d’asiatique. Colonisé par les Espagnols, puis occupée par les Ricains, il reste plus grand chose de traditionnel. D’après Damien, il y a du Mexique dans ce pays ! Bref, nous sommes chaleureusement accueillis par Amaya et les autres volontaires qui vivent à Makati, dans un charmant petit Baranguay où l’on trouve de tout, même un cercueil posé dans la rue (avec quelqu’un dedans bien sûr) et des gens qui boivent, mangent et jouent aux cartes autour. Apparemment, les familles sont trop pauvres pour enterrer le défunt. En cette funeste occasion, les gens sont exceptionnellement autorisé à jouer de l’argent. Les gains vont dans un pot commun pour financer une sépulture décente. Charmante coutume !
Après avoir déposer sacs et passeport et objet de valeur à l’hôtel, nous partons faire la tournée des bars de Manille. Rassurée par un charmant écriteau stipulant « Merci de déposer vos armes en entrant », nous allons prendre un verre en regardant un groupe de rock filipino, au look « tendance », massacrer quelques classiques des années 80.
Le lendemain, nous commençons par visiter les Malls (1) célèbres de la région, vestige de l’ère amerloque, suivi d’une petite balade dans la partie « historique » de Manille. Notre journée se termine par un mélancolique couché de soleil sur la mer de Chine.
Je suis sûr que tout écrivain romantico-dramatique a un jour rêvé de placer dans un de ses bouquins un petit « coucher de soleil sur la mer de Chine » Des phrases comme celle là, ça fait fondre n’importe qu’elle demoiselle (encore) à la recherche du Prince Charmant. Mais je m’égare…
Lundi matin, laissant Damien et Marion, je pars en (charmante) compagnie d’Amaya pour aller voir de plus prêt le volcan Taal, à quelques heures Manille. C’est un des seuls endroit au monde où l’on peut voir « une île sur un lac sur une île sur un lac sur une île sur un océan ! » J’explique : sur l’île de Luzon se trouve un lac, au milieu duquel se trouve un volcan (l’un des plus petit encore en activité). Dans le cratère de ce volcan se trouve … un lac et, sur ce lac, se trouve … une île ! Une version locale des poupées russes (2), en quelques sortes.
Le proprio de la Guesthouse dans laquelle nous posons nos affaires nous informe gentiment que ce soir, c’est l’anniversaire de sa femme et qu’ils organisent une petite soirée karaoké à la quelle nous sommes fortement conviés. De toute façon, notre chambre n’est séparée de la sono que par un mur si fin qu’il en est presque transparent. Manquant de méfiance, nous nous installons à table avec eux. La scène suivante n’est pas sans rappeler un célèbre passage des « Tontons Flingueurs » (oui, oui, j’parle bien de la scène dans la cuisine). Quand il ne chante pas, le Philippin boit. En deux temps. Un verre à moutarde remplit d’alcool local, cul-sec, suivi d’un grand ver d’eau, cul-sec aussi. Du coup, il chante de plus en plus mal, mais l’essentiel, c’est de participer !
Après beaucoup de fou rire, un peu trop d’alcool et trop peu de sommeil, nous partons faire l’ascension de la face sud du cratère. Le sentier que nous arpentons pourrait être plaisant si nous n’étions pas constamment bousculés et aveuglés par les nuages de poussière soulevés par des hordes coréens qui, pêchant par paresse, préfèrent monter à califourchon sur leur baudet.
Malgré cette marée humaine, la vue du sommet en vaut la peine. La dernière éruption datant de 1977. Quelques geysers de vapeur montrent bien que le volcan est toujours en activité et qu’on pourrait s’en prendre plein la face à n’importe quel moment.
Après cette ballade poussiéreuse et une séance de décrassage au milieu du lac, nous faisons nos adieux à la chaleureuse famille et nous rentrons à Manille, juste à temps pour une séance de dégustation de Baluts, spécialité asiatique, plus particulièrement philippine, réputée pour ses vertues aphrodisiaques et son aspect peu rajoutant. Un balut, ça ne se raconte pas, ça se vit !
(1) Centres commerciaux.
(2) T’as vu le film ? C’est bien, hein ?
Je fuis l’effervescence générale et prends une semaine de vacances aux Philippines, d’une part parce que je connais pas encore les Philippines et qu’il paraît que c’est zolie et, d’autres part, parce j’y retrouve Amaya, qui vit à Metro Manila, Marion qui arrive de France et Damien, qui arrive pied par la Chine.
Première impression très dépaysantes, les Philippines n’ont pas grand chose d’asiatique. Colonisé par les Espagnols, puis occupée par les Ricains, il reste plus grand chose de traditionnel. D’après Damien, il y a du Mexique dans ce pays ! Bref, nous sommes chaleureusement accueillis par Amaya et les autres volontaires qui vivent à Makati, dans un charmant petit Baranguay où l’on trouve de tout, même un cercueil posé dans la rue (avec quelqu’un dedans bien sûr) et des gens qui boivent, mangent et jouent aux cartes autour. Apparemment, les familles sont trop pauvres pour enterrer le défunt. En cette funeste occasion, les gens sont exceptionnellement autorisé à jouer de l’argent. Les gains vont dans un pot commun pour financer une sépulture décente. Charmante coutume !
Après avoir déposer sacs et passeport et objet de valeur à l’hôtel, nous partons faire la tournée des bars de Manille. Rassurée par un charmant écriteau stipulant « Merci de déposer vos armes en entrant », nous allons prendre un verre en regardant un groupe de rock filipino, au look « tendance », massacrer quelques classiques des années 80.
Le lendemain, nous commençons par visiter les Malls (1) célèbres de la région, vestige de l’ère amerloque, suivi d’une petite balade dans la partie « historique » de Manille. Notre journée se termine par un mélancolique couché de soleil sur la mer de Chine.
Je suis sûr que tout écrivain romantico-dramatique a un jour rêvé de placer dans un de ses bouquins un petit « coucher de soleil sur la mer de Chine » Des phrases comme celle là, ça fait fondre n’importe qu’elle demoiselle (encore) à la recherche du Prince Charmant. Mais je m’égare…
Lundi matin, laissant Damien et Marion, je pars en (charmante) compagnie d’Amaya pour aller voir de plus prêt le volcan Taal, à quelques heures Manille. C’est un des seuls endroit au monde où l’on peut voir « une île sur un lac sur une île sur un lac sur une île sur un océan ! » J’explique : sur l’île de Luzon se trouve un lac, au milieu duquel se trouve un volcan (l’un des plus petit encore en activité). Dans le cratère de ce volcan se trouve … un lac et, sur ce lac, se trouve … une île ! Une version locale des poupées russes (2), en quelques sortes.
Le proprio de la Guesthouse dans laquelle nous posons nos affaires nous informe gentiment que ce soir, c’est l’anniversaire de sa femme et qu’ils organisent une petite soirée karaoké à la quelle nous sommes fortement conviés. De toute façon, notre chambre n’est séparée de la sono que par un mur si fin qu’il en est presque transparent. Manquant de méfiance, nous nous installons à table avec eux. La scène suivante n’est pas sans rappeler un célèbre passage des « Tontons Flingueurs » (oui, oui, j’parle bien de la scène dans la cuisine). Quand il ne chante pas, le Philippin boit. En deux temps. Un verre à moutarde remplit d’alcool local, cul-sec, suivi d’un grand ver d’eau, cul-sec aussi. Du coup, il chante de plus en plus mal, mais l’essentiel, c’est de participer !
Après beaucoup de fou rire, un peu trop d’alcool et trop peu de sommeil, nous partons faire l’ascension de la face sud du cratère. Le sentier que nous arpentons pourrait être plaisant si nous n’étions pas constamment bousculés et aveuglés par les nuages de poussière soulevés par des hordes coréens qui, pêchant par paresse, préfèrent monter à califourchon sur leur baudet.
Malgré cette marée humaine, la vue du sommet en vaut la peine. La dernière éruption datant de 1977. Quelques geysers de vapeur montrent bien que le volcan est toujours en activité et qu’on pourrait s’en prendre plein la face à n’importe quel moment.
Après cette ballade poussiéreuse et une séance de décrassage au milieu du lac, nous faisons nos adieux à la chaleureuse famille et nous rentrons à Manille, juste à temps pour une séance de dégustation de Baluts, spécialité asiatique, plus particulièrement philippine, réputée pour ses vertues aphrodisiaques et son aspect peu rajoutant. Un balut, ça ne se raconte pas, ça se vit !
(1) Centres commerciaux.
(2) T’as vu le film ? C’est bien, hein ?
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