Me voilà à bord du vol 5J619 à destination de Bohol, dans les Visayas. La compagnie qui opère la liaison entre Manille et Tagbilaran est une compagnie philippine, qui, malgré une flotte d’A319 flambant neuve (qui viennent de Toulouse, comme moi, dit donc !) reste très … philippines ! C’est un peu bordélique, un peu mal organisé, les passagers se signent et s’arrose d’eau bénite avant de monter dans l’avion mais surtout, surtout, après avoir distribué des « rafraîchissements » l’équipage se lance, devant mes yeux ébahis et mon air de poule ayant trouvé un couteau, dans une fantastique session de karaoké, reprenant avec brio le répertoire des chanson « love » qui font fureur depuis les années 80 !
Ca ne se voit qu’aux Philippines ! Ca à d’ailleurs bien faillit être la dernière chose intéressante que j’aurai pu voir dans ma chienne de vie.
« Mesdames et Messieurs, votre attention s’il vous plait, nous allons atterrir dans une dizaine de minutes, veuillez regagner votre place et attacher vos ceintures… » - Tu parles, Charles ! Partit comme c’est partit, je doute sérieusement qu’on puisse siroter des Mojitos dans la prochaine demi-heure. Nous approchons, à mon goût, bien trop rapidement du tarmac. Qui plus est, on tangue drôlement. Les maisons s’approchent. On peut voir les gens bronzer sur la plage. Le pilote qui, par télépathie, du sentir mon inquiétude, remet les gaz au dernier moment et annule sa tentative d’atterrissage. Et c’est repartit pour un tour ! Les gens se signent. Mon voisin embrasse sa médaille de Saint Christophe et me demande si je veux en faire autant. Nous reprenons de l’altitude. Un virage à droite, un virage gauche, m’est avis que le pilote doit être un stagiaire ! Peut être juste un job d’été … Bref, nous nous remettons plus ou moins - plutôt moins - dans l’axe de la piste. Cette fois-ci, c’est l’inverse, nous allons très lentement. Mon voisin continue à marmonner des « Ave Maria » en tagalog. Ca doit marcher puisque nous finissons par nous poser – oh, pas en finesse, ni en douceur – mais en tout cas saint et sauf, ce qui est finalement le plus important.
Je récupère mon sac sur la piste (c’est un tout petit aéroport) et je me mets en route pour Loboc. J’emprunte tout d’abord un Tricycle pour me rendre à la Jeepney station. C’est là que je réalise que je ne vous ai pas encore parlé des « Jeepneys », tellement populaire qu’ils pourraient figurer sur le drapeau national. La Thaïlande a ses Tuk-Tuk, le Cambodge ses Motodops, l’Indonésie ses Bemos … si chaque pays à sont moyen de transport folklorique et emblématique, le plus funky et le plus coloré est très certainement le Jeepney ! Fabriqué sur la base de Jeeps de l’armée américaine, le Jeepney est plus qu’un véhicule, c’est un moyen d’expression, un tableau, un lieu de culte. Bariolé, tagué, un portrait du Christ sur le capot, celui de Marie sur le toit, un message du genre « God is my Lord » ou encore « Jesus Forever », de la musique à fond les ballons, on rentre dans un jeepney autant de personnes que possible. Quand y a plus de place, on en met sur le toit. Et comme d’hab’, on n’oublie pas de se signer en montant !
Je finis par arriver au Nuts Huts, célèbre guesthouse que l’on m’a recommandée. En fait, j’arrive plutôt à un panneau marqué Nuts Huts, sur le bord de la route, indiquant un petit sentier s’enfonçant dans la forêt. La guesthouse, se trouve en fait au bout de ce chemin, à environ 1km et des bananes.
C’est en endroit très paisible, propre, au bord de la rivière, où l’on sert de la bonne nourriture … et pas cher ! De plus, c’est tenu par un couple d’européen vraiment sympathique (*). Au cas où certain se demandent si je suis pas en train de faire de la pub, la réponse est oui, parce que cet endroit mérite qu’on lui fasse de la pub. C’est le paradis du Backpacker ! On s’y sent rapidement chez soit. En arrivant, je croise un belge d’a peu près mon age. Je lui dis que je suis français, aussi tôt il me demande « t’es un ami d’Amaya ? » Avouez que ça surprend ! Un peu plus tard, je fais la connaissance de deux américains qui se baladent depuis quelques mois en asie. Il y quelques semaines, ils logeaient chez des amis à KL ! Je veux bien que le monde soit petit, mais là … Si ça continue, un de ses jours, en ouvrant la porte, je vais tomber nez à nez avec mon paternel !
Parmi tous les services proposés par la guesthouse, il y a quelques motos à louer pour la journée. J’en prends une pour visiter l’île. Je vais éviter de me lancer dans de grande description bucolique. Je laisse ça à Rousseau et compagnie. Pour voir comment que c’est zolie Bohol, tu ferais mieux de regarder les photos que j’ai pris la peine de mettre sur ce site. Ca sera plus explicite. En bref et après avoir fait le plein, je pars en direction de Corella pour visiter un centre où l’on protége les tarsiers, petits primates aux yeux démesurés qui ne vivent que sur quelques îles aux Philippines. Ensuite, je poursuis ma route, toujours en moto, à travers la jungle pour aller jusqu’à Sagbayan puis Carmen, deux points de vue sur les Chocolate Hills, ces collines parfaitement rondes qui sont, avec les tarsiers, le symbole de Bohol.
Après avoir roulé toute la journée, je rentre à la guesthouse où je retrouve Damien et Marion. Ils ont passé les premiers jours de leur séjour à Bohol sur l’île de Panglao.
Troisième journée à Bohol. Je profite de la moto pour partir explorer le reste de l’île. Au programme, jardins de papillons, champ de riz en terrasse, mangroves, jungles … Bohol est vraiment l’endroit idéal pour passer quelques jours à se balader, tout en profitant du rythme nonchalant des îles tropicales.
Les quelques jours passent trop vite et il est temps pour moi de rentrer. Petite escale à Manille. Merci Amaya pour ton accueil. C’est finit pour aujourd’hui, vous pouvez éteindre votre ordinateur, à tchao, bon dimanche !
* Anecdotes sur demande
Ca ne se voit qu’aux Philippines ! Ca à d’ailleurs bien faillit être la dernière chose intéressante que j’aurai pu voir dans ma chienne de vie.
« Mesdames et Messieurs, votre attention s’il vous plait, nous allons atterrir dans une dizaine de minutes, veuillez regagner votre place et attacher vos ceintures… » - Tu parles, Charles ! Partit comme c’est partit, je doute sérieusement qu’on puisse siroter des Mojitos dans la prochaine demi-heure. Nous approchons, à mon goût, bien trop rapidement du tarmac. Qui plus est, on tangue drôlement. Les maisons s’approchent. On peut voir les gens bronzer sur la plage. Le pilote qui, par télépathie, du sentir mon inquiétude, remet les gaz au dernier moment et annule sa tentative d’atterrissage. Et c’est repartit pour un tour ! Les gens se signent. Mon voisin embrasse sa médaille de Saint Christophe et me demande si je veux en faire autant. Nous reprenons de l’altitude. Un virage à droite, un virage gauche, m’est avis que le pilote doit être un stagiaire ! Peut être juste un job d’été … Bref, nous nous remettons plus ou moins - plutôt moins - dans l’axe de la piste. Cette fois-ci, c’est l’inverse, nous allons très lentement. Mon voisin continue à marmonner des « Ave Maria » en tagalog. Ca doit marcher puisque nous finissons par nous poser – oh, pas en finesse, ni en douceur – mais en tout cas saint et sauf, ce qui est finalement le plus important.
Je récupère mon sac sur la piste (c’est un tout petit aéroport) et je me mets en route pour Loboc. J’emprunte tout d’abord un Tricycle pour me rendre à la Jeepney station. C’est là que je réalise que je ne vous ai pas encore parlé des « Jeepneys », tellement populaire qu’ils pourraient figurer sur le drapeau national. La Thaïlande a ses Tuk-Tuk, le Cambodge ses Motodops, l’Indonésie ses Bemos … si chaque pays à sont moyen de transport folklorique et emblématique, le plus funky et le plus coloré est très certainement le Jeepney ! Fabriqué sur la base de Jeeps de l’armée américaine, le Jeepney est plus qu’un véhicule, c’est un moyen d’expression, un tableau, un lieu de culte. Bariolé, tagué, un portrait du Christ sur le capot, celui de Marie sur le toit, un message du genre « God is my Lord » ou encore « Jesus Forever », de la musique à fond les ballons, on rentre dans un jeepney autant de personnes que possible. Quand y a plus de place, on en met sur le toit. Et comme d’hab’, on n’oublie pas de se signer en montant !
Je finis par arriver au Nuts Huts, célèbre guesthouse que l’on m’a recommandée. En fait, j’arrive plutôt à un panneau marqué Nuts Huts, sur le bord de la route, indiquant un petit sentier s’enfonçant dans la forêt. La guesthouse, se trouve en fait au bout de ce chemin, à environ 1km et des bananes.
C’est en endroit très paisible, propre, au bord de la rivière, où l’on sert de la bonne nourriture … et pas cher ! De plus, c’est tenu par un couple d’européen vraiment sympathique (*). Au cas où certain se demandent si je suis pas en train de faire de la pub, la réponse est oui, parce que cet endroit mérite qu’on lui fasse de la pub. C’est le paradis du Backpacker ! On s’y sent rapidement chez soit. En arrivant, je croise un belge d’a peu près mon age. Je lui dis que je suis français, aussi tôt il me demande « t’es un ami d’Amaya ? » Avouez que ça surprend ! Un peu plus tard, je fais la connaissance de deux américains qui se baladent depuis quelques mois en asie. Il y quelques semaines, ils logeaient chez des amis à KL ! Je veux bien que le monde soit petit, mais là … Si ça continue, un de ses jours, en ouvrant la porte, je vais tomber nez à nez avec mon paternel !
Parmi tous les services proposés par la guesthouse, il y a quelques motos à louer pour la journée. J’en prends une pour visiter l’île. Je vais éviter de me lancer dans de grande description bucolique. Je laisse ça à Rousseau et compagnie. Pour voir comment que c’est zolie Bohol, tu ferais mieux de regarder les photos que j’ai pris la peine de mettre sur ce site. Ca sera plus explicite. En bref et après avoir fait le plein, je pars en direction de Corella pour visiter un centre où l’on protége les tarsiers, petits primates aux yeux démesurés qui ne vivent que sur quelques îles aux Philippines. Ensuite, je poursuis ma route, toujours en moto, à travers la jungle pour aller jusqu’à Sagbayan puis Carmen, deux points de vue sur les Chocolate Hills, ces collines parfaitement rondes qui sont, avec les tarsiers, le symbole de Bohol.
Après avoir roulé toute la journée, je rentre à la guesthouse où je retrouve Damien et Marion. Ils ont passé les premiers jours de leur séjour à Bohol sur l’île de Panglao.
Troisième journée à Bohol. Je profite de la moto pour partir explorer le reste de l’île. Au programme, jardins de papillons, champ de riz en terrasse, mangroves, jungles … Bohol est vraiment l’endroit idéal pour passer quelques jours à se balader, tout en profitant du rythme nonchalant des îles tropicales.
Les quelques jours passent trop vite et il est temps pour moi de rentrer. Petite escale à Manille. Merci Amaya pour ton accueil. C’est finit pour aujourd’hui, vous pouvez éteindre votre ordinateur, à tchao, bon dimanche !
* Anecdotes sur demande
This album is powered by BubbleShare - Add to my blog

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire