dimanche 25 février 2007

Elle aime les jolies formes philippines (Philippines 2/2)

Me voilà à bord du vol 5J619 à destination de Bohol, dans les Visayas. La compagnie qui opère la liaison entre Manille et Tagbilaran est une compagnie philippine, qui, malgré une flotte d’A319 flambant neuve (qui viennent de Toulouse, comme moi, dit donc !) reste très … philippines ! C’est un peu bordélique, un peu mal organisé, les passagers se signent et s’arrose d’eau bénite avant de monter dans l’avion mais surtout, surtout, après avoir distribué des « rafraîchissements » l’équipage se lance, devant mes yeux ébahis et mon air de poule ayant trouvé un couteau, dans une fantastique session de karaoké, reprenant avec brio le répertoire des chanson « love » qui font fureur depuis les années 80 !
Ca ne se voit qu’aux Philippines ! Ca à d’ailleurs bien faillit être la dernière chose intéressante que j’aurai pu voir dans ma chienne de vie.
« Mesdames et Messieurs, votre attention s’il vous plait, nous allons atterrir dans une dizaine de minutes, veuillez regagner votre place et attacher vos ceintures… » - Tu parles, Charles ! Partit comme c’est partit, je doute sérieusement qu’on puisse siroter des Mojitos dans la prochaine demi-heure. Nous approchons, à mon goût, bien trop rapidement du tarmac. Qui plus est, on tangue drôlement. Les maisons s’approchent. On peut voir les gens bronzer sur la plage. Le pilote qui, par télépathie, du sentir mon inquiétude, remet les gaz au dernier moment et annule sa tentative d’atterrissage. Et c’est repartit pour un tour ! Les gens se signent. Mon voisin embrasse sa médaille de Saint Christophe et me demande si je veux en faire autant. Nous reprenons de l’altitude. Un virage à droite, un virage gauche, m’est avis que le pilote doit être un stagiaire ! Peut être juste un job d’été … Bref, nous nous remettons plus ou moins - plutôt moins - dans l’axe de la piste. Cette fois-ci, c’est l’inverse, nous allons très lentement. Mon voisin continue à marmonner des « Ave Maria » en tagalog. Ca doit marcher puisque nous finissons par nous poser – oh, pas en finesse, ni en douceur – mais en tout cas saint et sauf, ce qui est finalement le plus important.
Je récupère mon sac sur la piste (c’est un tout petit aéroport) et je me mets en route pour Loboc. J’emprunte tout d’abord un Tricycle pour me rendre à la Jeepney station. C’est là que je réalise que je ne vous ai pas encore parlé des « Jeepneys », tellement populaire qu’ils pourraient figurer sur le drapeau national. La Thaïlande a ses Tuk-Tuk, le Cambodge ses Motodops, l’Indonésie ses Bemos … si chaque pays à sont moyen de transport folklorique et emblématique, le plus funky et le plus coloré est très certainement le Jeepney ! Fabriqué sur la base de Jeeps de l’armée américaine, le Jeepney est plus qu’un véhicule, c’est un moyen d’expression, un tableau, un lieu de culte. Bariolé, tagué, un portrait du Christ sur le capot, celui de Marie sur le toit, un message du genre « God is my Lord » ou encore « Jesus Forever », de la musique à fond les ballons, on rentre dans un jeepney autant de personnes que possible. Quand y a plus de place, on en met sur le toit. Et comme d’hab’, on n’oublie pas de se signer en montant !
Je finis par arriver au Nuts Huts, célèbre guesthouse que l’on m’a recommandée. En fait, j’arrive plutôt à un panneau marqué Nuts Huts, sur le bord de la route, indiquant un petit sentier s’enfonçant dans la forêt. La guesthouse, se trouve en fait au bout de ce chemin, à environ 1km et des bananes.
C’est en endroit très paisible, propre, au bord de la rivière, où l’on sert de la bonne nourriture … et pas cher ! De plus, c’est tenu par un couple d’européen vraiment sympathique (*). Au cas où certain se demandent si je suis pas en train de faire de la pub, la réponse est oui, parce que cet endroit mérite qu’on lui fasse de la pub. C’est le paradis du Backpacker ! On s’y sent rapidement chez soit. En arrivant, je croise un belge d’a peu près mon age. Je lui dis que je suis français, aussi tôt il me demande « t’es un ami d’Amaya ? » Avouez que ça surprend ! Un peu plus tard, je fais la connaissance de deux américains qui se baladent depuis quelques mois en asie. Il y quelques semaines, ils logeaient chez des amis à KL ! Je veux bien que le monde soit petit, mais là … Si ça continue, un de ses jours, en ouvrant la porte, je vais tomber nez à nez avec mon paternel !
Parmi tous les services proposés par la guesthouse, il y a quelques motos à louer pour la journée. J’en prends une pour visiter l’île. Je vais éviter de me lancer dans de grande description bucolique. Je laisse ça à Rousseau et compagnie. Pour voir comment que c’est zolie Bohol, tu ferais mieux de regarder les photos que j’ai pris la peine de mettre sur ce site. Ca sera plus explicite. En bref et après avoir fait le plein, je pars en direction de Corella pour visiter un centre où l’on protége les tarsiers, petits primates aux yeux démesurés qui ne vivent que sur quelques îles aux Philippines. Ensuite, je poursuis ma route, toujours en moto, à travers la jungle pour aller jusqu’à Sagbayan puis Carmen, deux points de vue sur les Chocolate Hills, ces collines parfaitement rondes qui sont, avec les tarsiers, le symbole de Bohol.
Après avoir roulé toute la journée, je rentre à la guesthouse où je retrouve Damien et Marion. Ils ont passé les premiers jours de leur séjour à Bohol sur l’île de Panglao.
Troisième journée à Bohol. Je profite de la moto pour partir explorer le reste de l’île. Au programme, jardins de papillons, champ de riz en terrasse, mangroves, jungles … Bohol est vraiment l’endroit idéal pour passer quelques jours à se balader, tout en profitant du rythme nonchalant des îles tropicales.
Les quelques jours passent trop vite et il est temps pour moi de rentrer. Petite escale à Manille. Merci Amaya pour ton accueil. C’est finit pour aujourd’hui, vous pouvez éteindre votre ordinateur, à tchao, bon dimanche !


* Anecdotes sur demande


This album is powered by BubbleShare - Add to my blog

mardi 20 février 2007

Ne mets pas le feu à Manille (Philippines 1/2)

Qui dit Nouvel An Chinois dit jours de congés !
Je fuis l’effervescence générale et prends une semaine de vacances aux Philippines, d’une part parce que je connais pas encore les Philippines et qu’il paraît que c’est zolie et, d’autres part, parce j’y retrouve Amaya, qui vit à Metro Manila, Marion qui arrive de France et Damien, qui arrive pied par la Chine.
Première impression très dépaysantes, les Philippines n’ont pas grand chose d’asiatique. Colonisé par les Espagnols, puis occupée par les Ricains, il reste plus grand chose de traditionnel. D’après Damien, il y a du Mexique dans ce pays ! Bref, nous sommes chaleureusement accueillis par Amaya et les autres volontaires qui vivent à Makati, dans un charmant petit Baranguay où l’on trouve de tout, même un cercueil posé dans la rue (avec quelqu’un dedans bien sûr) et des gens qui boivent, mangent et jouent aux cartes autour. Apparemment, les familles sont trop pauvres pour enterrer le défunt. En cette funeste occasion, les gens sont exceptionnellement autorisé à jouer de l’argent. Les gains vont dans un pot commun pour financer une sépulture décente. Charmante coutume !
Après avoir déposer sacs et passeport et objet de valeur à l’hôtel, nous partons faire la tournée des bars de Manille. Rassurée par un charmant écriteau stipulant « Merci de déposer vos armes en entrant », nous allons prendre un verre en regardant un groupe de rock filipino, au look « tendance », massacrer quelques classiques des années 80.
Le lendemain, nous commençons par visiter les Malls (1) célèbres de la région, vestige de l’ère amerloque, suivi d’une petite balade dans la partie « historique » de Manille. Notre journée se termine par un mélancolique couché de soleil sur la mer de Chine.
Je suis sûr que tout écrivain romantico-dramatique a un jour rêvé de placer dans un de ses bouquins un petit « coucher de soleil sur la mer de Chine » Des phrases comme celle là, ça fait fondre n’importe qu’elle demoiselle (encore) à la recherche du Prince Charmant. Mais je m’égare…
Lundi matin, laissant Damien et Marion, je pars en (charmante) compagnie d’Amaya pour aller voir de plus prêt le volcan Taal, à quelques heures Manille. C’est un des seuls endroit au monde où l’on peut voir « une île sur un lac sur une île sur un lac sur une île sur un océan ! » J’explique : sur l’île de Luzon se trouve un lac, au milieu duquel se trouve un volcan (l’un des plus petit encore en activité). Dans le cratère de ce volcan se trouve … un lac et, sur ce lac, se trouve … une île ! Une version locale des poupées russes (2), en quelques sortes.
Le proprio de la Guesthouse dans laquelle nous posons nos affaires nous informe gentiment que ce soir, c’est l’anniversaire de sa femme et qu’ils organisent une petite soirée karaoké à la quelle nous sommes fortement conviés. De toute façon, notre chambre n’est séparée de la sono que par un mur si fin qu’il en est presque transparent. Manquant de méfiance, nous nous installons à table avec eux. La scène suivante n’est pas sans rappeler un célèbre passage des « Tontons Flingueurs » (oui, oui, j’parle bien de la scène dans la cuisine). Quand il ne chante pas, le Philippin boit. En deux temps. Un verre à moutarde remplit d’alcool local, cul-sec, suivi d’un grand ver d’eau, cul-sec aussi. Du coup, il chante de plus en plus mal, mais l’essentiel, c’est de participer !
Après beaucoup de fou rire, un peu trop d’alcool et trop peu de sommeil, nous partons faire l’ascension de la face sud du cratère. Le sentier que nous arpentons pourrait être plaisant si nous n’étions pas constamment bousculés et aveuglés par les nuages de poussière soulevés par des hordes coréens qui, pêchant par paresse, préfèrent monter à califourchon sur leur baudet.
Malgré cette marée humaine, la vue du sommet en vaut la peine. La dernière éruption datant de 1977. Quelques geysers de vapeur montrent bien que le volcan est toujours en activité et qu’on pourrait s’en prendre plein la face à n’importe quel moment.
Après cette ballade poussiéreuse et une séance de décrassage au milieu du lac, nous faisons nos adieux à la chaleureuse famille et nous rentrons à Manille, juste à temps pour une séance de dégustation de Baluts, spécialité asiatique, plus particulièrement philippine, réputée pour ses vertues aphrodisiaques et son aspect peu rajoutant. Un balut, ça ne se raconte pas, ça se vit !


(1) Centres commerciaux.
(2) T’as vu le film ? C’est bien, hein ?


This album is powered by BubbleShare - Add to my blog

dimanche 18 février 2007

Amène le porc !

Ce qui est bien en Malaisie, c’est qu’avec 60% de malais (musulmans), 25% de chinois, 8% d’indiens et 7% assez flou, il y a toujours quelques choses à fêter et à chaque fois, il y a des jours fériés ; mais ça je vous l’ai déjà dit. Il faut que j’arrête de radoter.
Mesdames et messieurs, pour votre plus grand plaisir à tous, après beaujolais nouveaux, le nouvel an chinois est arrivé. Gong Xi Fa Cai, Selamat Tahun Baru Cina, Happy Chinese New Year, Meilleurs Vœux et blablabla.
Bref, en ce nouvel an chinois, la ville est en fête et décorée de lampion rouge. Les entreprises s’arrêtent, les gens sont contents et les centres commerciaux vibrent aux rythmes de musiques chinoises qui me donnent de plus en plus envie de m’enfoncer un tournevis dans les oreilles pour ne plus avoir à entendre ces horreurs. Pardonnez mon manque d’enthousiasme mais c’est mon 3ème nouvel an en 4 mois (tu peux te rafraîchir la mémoire et aussi ). La nouvelle année, c’est comme tout, on finit toujours par s’enlacer.
Et puis il y a aussi les feux d’artifices et autres pétards. Comme un juste retour des choses, ils rappellent au monde qu’ils ont inventé la poudre et en allument quelle que soit l’heure et l’endroit, si bien que je me réveille régulièrement en sursaut, croyant que la guerre est déclarée. Ca m’a presque valu une crise cardiaque. Cependant, avant que vous ne me traitiez de Schtroumph Grognon (je manque de sommeil) je dois admettre que lorsqu’ils font ça en début de soirée, je suis aux premières loges depuis mon balcon et j’ai droit à mon feu d’artifice privé, ce qui n’est pas désagréable !
Mais surtout, ces évènements marque l’entrée dans l’année du cochon. Comme chaque année, des milliers de statuette, à l’effigie de l’animal célébré, sont en vente sur tous les étalages. Cette année, Nif-Nif, Naf-Naf et Nouf-Nouf vont égayer, avec tout le mauvais goût possible, les intérieurs et les bureaux des membres de la communauté chinoise. Je vous laisse donc imaginer le cauchemar qu’est en train de vivre 60% de la population !
Vous croyez quand même pas que c’est par hasard si j’ai rappelé les chiffres au début. Faut suivre !
Déjà qu’ils étaient pas fanna du chien, qui était à l’honneur l’an dernier, les pauvres malais regardent cette invasion porcine d’un très mauvais œil. Que voulez-vous, le bonheur des uns fait le malheur des autres, ou l’inverse, je sais plus. Pour les chinois, le cochon, c’est un peu notre vache à lait. Qui plus est, 2007 est l’année du « cochon d’or », un truc qui n’arrive qu’une fois tous les 60 ans. C’est le symbole de la prospérité et de la richesse. Selon l’adage, ceux qui sont nés l’année du cochon d’or « gagneront de l’argent sans lever le petit doigt ». Du coup, certains s’attendent à un véritable baby-boom en Chine.
Heureusement pour les malais, dans l’astrologie chinoise, le cochon, est surtout connu pour sa diplomatie et sa nature délicate. Normalement, tout devrait bien se passer.
Alors souhaitons une excellente année à tous les chinois car tout est bon dans le cochon, de la queue jusqu’au menton !

jeudi 1 février 2007

Thaipusam, ça fait du bien, là où ça fait mal

11h du soir. Après un bon dîner dans un Mamak un peu class, nous partons à dos d’une dizaine de motos, version la chevauchée fantastique dans les rues de KL, le tout sur un petit air des Walkyries. Direction, les Batu Caves.
Tu comprends rien à ce que je raconte ? Et bien c’est normal, ! Ma prof de français en 2nd appelée ça un début « in medias res » (c’est du latin). J’ai juste voulu faire un test.
Bref, histoire de pas trop en perdre en cour de route, je vais commencer par le commencement.
Pouf pouf …
En ce moment, c’est Thaipusam, ou en d’autres termes, l’anniversaire de Muragan, le fils de Shiva, qui tua Târaka éradiquant ainsi le Mal. Je ne sais pas exactement quel âge il a, mais ce qu’est bien avec les dieux, c’est qu’ils prennent pas une ride. Les hindous célèbrent Thaipusam chaque année, au dixième mois lunaire du Calendrier Tamoul, lorsque la constellation Pusam (l’étoile du bonheur) pointe le bout de son nez. Il paraît que ce jour là, le soleil, la lune et les planètes alignés favorisent la spiritualité. La plus grosse célébration à lieu aux Batu Caves, à côté de KL. Un escalier de 272 marches conduit à un temple construit dans une caverne. Une semaine par an, les singes et les touristes, principaux occupants des lieux, sont gentiment chassés pour laisser places à la procession de près d’un million de fidèles, ce qui fait quand même beaucoup d’hindous dans un endroit, finalement pas si grand que ça.
Mais attention, nous sommes loin des cantiques de la messe de minuit et des anges de nos campagnes, l’ambiance générale est plus dans l’esprit néo-rétro-grunge, un peu transe, pas du tout smooth, genre des hindous avec des yeux immenses, dilatés, parfois révulsés; d’autres avec le crâne rasé, recouvert d’une sorte de peinture jaune-orange qui jouent à vas-y-que-j-te-pousse dans une foule déraisonnablement dense. Certains s’amusent à se planter des aiguilles en tout genre dans les bras, la poitrine, les épaules et la tête (alouette) et à s’accrocher à l’aide (au secours !!!) d’hameçons plantés directement dans le dos, des fleurs, des fruits et des « paal kudam » (bouteille de lait). Le lait, c’est un peu l’eau bénite des hindous. Ils aiment les sensation pures.
Le fin du fin, dans la collection printemps-été, c’est le Kavadi, une espèce de cage en acier très lourde, toujours très fioriturée, ornée de plumes de paons, que l’on porte sur les épaules grâce à tout plein de pics et de crochets plantés dans la chaire ! Le plus invraisemblable, c’est qu’il paraît que la foi seule suffit à supporter ces supplices et à les mettre dans cet état de transe. La foi et au moins 48 jours de régime végétarien, d’abstinence et de prière. Même si le doute m’habite, il semblerait qu’ils ne soient sous l’emprise d’aucunes drogues à ce moment là, hormis peut être la fatigue ! Qui plus est, malgré tout ces piercings, ils saignent très peu, voir pas du tout et ne garde aucune cicatrice. Et pour les avoirs vus faire, je vous garantis qu’ils font pas semblant s’embrocher.
Ainsi accoutré, ils gravissent les marches jusqu’au temple où on leur retire tout ce qu’ils se sont plantés dans le corps. L’hygiène est irréprochable : chaque blessure est désinfectée en y frottant un citron vert. Certains dévots sont allongés, plus ou moins évanouis, pendant que leurs proches tentent de les réanimer en secouant sur leur tête des serviettes pleines de cendres.
Ce qui nos apparaît être de la barbarie est surtout une forme extrême de dévotion. En offrant ainsi son corps, le pénitent espère expier ses pêchés et ceux de sa famille. C’est autre chose que se racheter à coup de Pater Noster et d’Ave Maria. Heureusement, seule une minorité pratique ce rituel. Les autres dévots se contentent de gravir les marche, dans une foule compacte, pour aller déposer des offrandes au pied du temple, s’écartant pour laisser passer les porteurs de Kavadi. De nombreuses personnes, y compris des hindous, pensent que Thaipusam, en version ultra violente, dépassent un petit peu les bornes des limites. Cette cérémonie, est d’ailleurs interdite en Inde.
L’année prochaine, je m’y mets !

p.s : A l’instant où j’écrie ces lignes, je suis en transit entre Bornéo et les Philippines, donc dans un état d’extrême précipitation.. Il est fort probable que je fasse quelques corrections ou quelques ajouts lorsque j’aurai un peu plus de temps.


This album is powered by BubbleShare - Add to my blog