Une récente étude menée par UBS bank of Switzerland a classé Kuala Lumpur comme la ville la moins chère du monde pour les touristes occidentaux. Si vous voulez plus de détails sur la façon dont ils sont arriver à cette conclusion, vous pouvez toujours chercher sur Google. Ce calcul est valable pour les touristes « grand standing ». Ces messieurs s’extasient devant une luxueuse chambre d’hôtel à 100$ la nuit (au lieu de 600$ a NYC). Pour ce prix la, je voyage 2 semaines en Asie. Chacun son mode de vie et je reconnais bien volontiers que c’est un prix plus que raisonnable. Pour les backpackers, la Malaisie est globalement un peu plus cher que ses voisins indonésiens et thaïlandais, mais c’est pas la mer à boire.
Si je vous parle de ça, c’est qu’une partie de l’article a attiré mon attention : « Taxi fares in Kuala Lumpur are also one of the cheapest in the world at US$1.60 (RM5.88) for a 5km trip within the city. A similar trip in New York costs US$11.60 (RM42). »
Pour ceux que la langue de Shakespeare laisse de marbre, il est écrit que les Taxis de Kuala Lumpur sont parmi les moins chers du monde. Je ne sais pas quel est le guignol qui a osé pondre ça, mais il aurait mieux fait de se couper en se rasant ce matin car il n’a, de toute évidence, jamais mis les pieds dans un taxi à Kuala Lumpur !
En bon pays civilisé, les autorités (in)compétentes de Malaisie ont établi le prix de la course et exigent qu’un autocollant indiquant les tarifs soit collé sur la vitre de chaque taxi. La course est facturée 2 RM pour les 2 premières minutes et les 2 premiers km, puis 0.1 RM par tranches de 45 secs et de 100m.
Si on considère qu’on roule à 50 Km/h en ville, en imaginant qu’on roule en ligne droite, qu’il n’y pas d’autres voitures et qu’on ne rencontre aucun feu rouge, il faut 6 min pour parcourir 5 km Un petit calcul rapide (que je vais vous épargner) et beaucoup d’hypothèses nous permet de déterminer le prix de la course : 4.10 RM (sans tenir compte non plus de la baignoire qui fuit dans un train venant en sens inverse par un vent fraîchissant nord-nord ouest …)
Bref, en théorie, j’admets, c’est bien joli, mais alors en pratique …
En pratique, vous avez 1 chance sur 10 que ça se passe comme ça. Lorsque vous avez une jolie bouille d’occidental, vos chances tombent à 1 sur 50. Quand je vous dit que j’ai jamais eu de chances avec les probabilités !
Les chauffards de taxi peuvent se diviser en 3 catégories :
- Les honnêtes braves gens : ils sont malheureusement minoritaires. Quand on en rencontre un, c’est fabuleux, on voudrait faire 3 fois le tour de la ville, juste pour le plaisir. Je tiens ici à rendre hommage à ces honnêtes artisans de la route qui font l’honneur de leur profession.
- Les franc-escrocs : c’est certainement la catégorie la plus importante. Ils refusent tout simplement de mettre le compteur et n’hésitent pas à vous demander un tarif jusqu'à 5 (j’ai eu droit à 10) fois supérieur au tarif normal (celui avec le compteur). C’est aussi la catégorie que j’ai le plus de mal à comprendre : ils préfèrent rouler à vide et brûler joyeusement leur carburant que de vous embarquer au tarif normal. Représentant la catégorie majoritaire, il n’est pas rare de refuser plusieurs taxi avant d’en trouver un qui accepte le compteur. Ils sévissent surtout le soir ou devant les lieux touristiques. Généralement, ils vous proposent, en plus de la courses, tout un panel de services (payant) tels que des « young ladies », des « lady-boys », parfois même du Viagra. Ceci dit, il faut quand même reconnaître qu’ils ont la franchise de vous arnaquer ouvertement. Libre à vous de refuser.
- Les authentiques fripouilles : la catégorie qui m’exaspèrent le plus. Au premier coup d’œil, ils sont quasiment impossibles à distinguer de la 1ère catégorie. C’est aussi la catégorie à laquelle j’ai le plus souvent à faire. Connaissant à peu prêt le prix de la course, je refuse régulièrement de céder au chantage des chauffeurs de la 2ème catégorie. Vous embarquez, confiant, avec un chauffeur de la 3ème catégorie et à la moindre seconde d’inattention, vous vous faites avoir. En avant la grande visite touristique ! Vas-y qu’il prend à droite au lieu de prendre à gauche et c’est parti pour faire 3 fois le tour de la ville, alors que cette fois-ci vous n’avez rien demandé. Ou bien il appuie sur un bouton magique et le montant sur le compteur double instantanément. Ça demande une vigilance permanente, mais surtout, il ne faut jamais leurs faire confiance quand ils disent que c’est un raccourci (qu’ils sont les seuls à connaître) ou qu’ils cherchent à éviter les embouteillages. C’est du flan !
Cependant, ces catégories sont arbitraires et pas toujours aussi distincte qu’il n’y paraît. Certains chauffeurs de la 1ère catégorie peuvent basculer dans la 3ème catégorie après une heure avancée de la nuit ou devant un occidental typique. Certains membres de la 2ème catégorie peuvent se retrouver aussi bien dans la 1ère que dans la 3ème catégorie quand ils finissent par accepter de mettre le compteur. Heureusement, lorsqu’on se fait avoir, ce qui, malgré l’expérience, reste assez fréquent, c’est plus l’orgueil que le portefeuille qui en prend un coup.
Anyway, comme l’a si justement écrit Umberto Eco : « Dans le monde entier, il existe un moyen infaillible de reconnaître un chauffeur de taxi : c'est quelqu'un qui n'a jamais de monnaie »
Si je vous parle de ça, c’est qu’une partie de l’article a attiré mon attention : « Taxi fares in Kuala Lumpur are also one of the cheapest in the world at US$1.60 (RM5.88) for a 5km trip within the city. A similar trip in New York costs US$11.60 (RM42). »
Pour ceux que la langue de Shakespeare laisse de marbre, il est écrit que les Taxis de Kuala Lumpur sont parmi les moins chers du monde. Je ne sais pas quel est le guignol qui a osé pondre ça, mais il aurait mieux fait de se couper en se rasant ce matin car il n’a, de toute évidence, jamais mis les pieds dans un taxi à Kuala Lumpur !
En bon pays civilisé, les autorités (in)compétentes de Malaisie ont établi le prix de la course et exigent qu’un autocollant indiquant les tarifs soit collé sur la vitre de chaque taxi. La course est facturée 2 RM pour les 2 premières minutes et les 2 premiers km, puis 0.1 RM par tranches de 45 secs et de 100m.
Si on considère qu’on roule à 50 Km/h en ville, en imaginant qu’on roule en ligne droite, qu’il n’y pas d’autres voitures et qu’on ne rencontre aucun feu rouge, il faut 6 min pour parcourir 5 km Un petit calcul rapide (que je vais vous épargner) et beaucoup d’hypothèses nous permet de déterminer le prix de la course : 4.10 RM (sans tenir compte non plus de la baignoire qui fuit dans un train venant en sens inverse par un vent fraîchissant nord-nord ouest …)
Bref, en théorie, j’admets, c’est bien joli, mais alors en pratique …
En pratique, vous avez 1 chance sur 10 que ça se passe comme ça. Lorsque vous avez une jolie bouille d’occidental, vos chances tombent à 1 sur 50. Quand je vous dit que j’ai jamais eu de chances avec les probabilités !
Les chauffards de taxi peuvent se diviser en 3 catégories :
- Les honnêtes braves gens : ils sont malheureusement minoritaires. Quand on en rencontre un, c’est fabuleux, on voudrait faire 3 fois le tour de la ville, juste pour le plaisir. Je tiens ici à rendre hommage à ces honnêtes artisans de la route qui font l’honneur de leur profession.
- Les franc-escrocs : c’est certainement la catégorie la plus importante. Ils refusent tout simplement de mettre le compteur et n’hésitent pas à vous demander un tarif jusqu'à 5 (j’ai eu droit à 10) fois supérieur au tarif normal (celui avec le compteur). C’est aussi la catégorie que j’ai le plus de mal à comprendre : ils préfèrent rouler à vide et brûler joyeusement leur carburant que de vous embarquer au tarif normal. Représentant la catégorie majoritaire, il n’est pas rare de refuser plusieurs taxi avant d’en trouver un qui accepte le compteur. Ils sévissent surtout le soir ou devant les lieux touristiques. Généralement, ils vous proposent, en plus de la courses, tout un panel de services (payant) tels que des « young ladies », des « lady-boys », parfois même du Viagra. Ceci dit, il faut quand même reconnaître qu’ils ont la franchise de vous arnaquer ouvertement. Libre à vous de refuser.
- Les authentiques fripouilles : la catégorie qui m’exaspèrent le plus. Au premier coup d’œil, ils sont quasiment impossibles à distinguer de la 1ère catégorie. C’est aussi la catégorie à laquelle j’ai le plus souvent à faire. Connaissant à peu prêt le prix de la course, je refuse régulièrement de céder au chantage des chauffeurs de la 2ème catégorie. Vous embarquez, confiant, avec un chauffeur de la 3ème catégorie et à la moindre seconde d’inattention, vous vous faites avoir. En avant la grande visite touristique ! Vas-y qu’il prend à droite au lieu de prendre à gauche et c’est parti pour faire 3 fois le tour de la ville, alors que cette fois-ci vous n’avez rien demandé. Ou bien il appuie sur un bouton magique et le montant sur le compteur double instantanément. Ça demande une vigilance permanente, mais surtout, il ne faut jamais leurs faire confiance quand ils disent que c’est un raccourci (qu’ils sont les seuls à connaître) ou qu’ils cherchent à éviter les embouteillages. C’est du flan !
Cependant, ces catégories sont arbitraires et pas toujours aussi distincte qu’il n’y paraît. Certains chauffeurs de la 1ère catégorie peuvent basculer dans la 3ème catégorie après une heure avancée de la nuit ou devant un occidental typique. Certains membres de la 2ème catégorie peuvent se retrouver aussi bien dans la 1ère que dans la 3ème catégorie quand ils finissent par accepter de mettre le compteur. Heureusement, lorsqu’on se fait avoir, ce qui, malgré l’expérience, reste assez fréquent, c’est plus l’orgueil que le portefeuille qui en prend un coup.
Anyway, comme l’a si justement écrit Umberto Eco : « Dans le monde entier, il existe un moyen infaillible de reconnaître un chauffeur de taxi : c'est quelqu'un qui n'a jamais de monnaie »
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