mardi 30 janvier 2007

Le tout est trop confus

You know you’ve spent way too much time in Malaysia when:

Tu manges du Nasi Lamak ou des Mee Goreng au p’tit dej
Ton corps n’a plus besoin de laitages
Tu vas faire tes courses au marché du coin en pyjama
Tu ne penses plus que passer devant une file de 30 personnes à la caisse soit si mal que ça
Tu manges « à la bonne franquette » même au restaurant
Tu peux dormir n’importe où et dans n’importe quelle position
Tu pioches dans l’assiette de ton voisin sans même lui demander la permission
Tu ne fais plus du tout attention au code de la route
Tu rotes sans gêne au nez d’inconnus
Tu considères qu’un trottoir étroit est l’endroit idéal pour se garer
Tu ponctues tes phrases de « lah » même dans ta langue maternelle
Tu trouve que les étrangers ont des têtes bizarres
Tu t’arrêtes toujours en haut des escalators pour consulter ton agenda
Tu adores rentrer dans le métro ou l’ascenseur avant que les gens n’en sortent
Tu ouvres la fenêtre pour faire entrer de l’air chaud quand la climatisation est trop forte.
Tu n’envisages pas de rentrer dans un restaurant si celui-ci n’est pas bondé
Tu préfères renifler bruyamment plutôt que de te moucher en public
Tu crois tout ce qui est écrit dans la presse locale
Tu trouves que la mode chinoise, c’est la classe
Tu aimes jouer à « celui qui marche le moins vite » dans la rue
Tu invites tes amis à dîner chez Pizza Hut, MacDo ou KFC
Tu t’arrêtes au milieu de la route, sans raison et sans faire attention à la circulation
Tu demandes le montant de ses revenus à quelqu’un et attends une réponse
Tu parles toujours plus fort que nécessaire
Tu comptes et recomptes ta monnaie une bonne dizaine de fois

mercredi 24 janvier 2007

Les pages se font à l’usine

Vendredi, au programme, visite de l’usine d’une boite à qui on sous-traite la fabrication de pièces métalliques en tout genre.
En général, on ne voit de ces entreprises que la face émergée de l’iceberg, ce qui, compte tenu de la température locale, ne représente pas grand chose. Au moment de l’appel d’offre, un ingénieur et un commercial viennent nous rendre visite. On leur donne les plans, on discute un peu pour vérifier qu’on est bien sur la même longueur d’onde, si tout va bien, on signe … et avec un peu de chance, quelques semaines plus tard, le produit fini est livré sur le chantier. Si j’y suis pas à ce moment et que la pièce est montée dans les jours qui suivent, tout ce que j’aurai vu de la compagnie XYZ Snd Bhd, ce sont deux sympathiques représentants et les plans des pièces, que j’ai sous les yeux day in and day out…
C’est pour cela qu’il est parfois bon de leur rendre une petite visite à l’occasion, à plus forte raison quand c’est une entreprise avec laquelle nous n’avons pas l’habitude de travailler.
Laissez-moi vous narrer ma dernière visite ; une visite typique, en somme !
Vendredi matin, je parts en voiture avec un collègue, direction Port Klang. Au bout d’une heure de route et en suivant scrupuleusement les indications, nous prenons la 3ème à gauche après la station essence. Nous sommes en rase campagne et nous avons passé la dite station il y a bien 15 bornes. La 3ème à gauche s’avère être un petit chemin en terre qui s’enfonce dans une jungle de bananiers (y a aussi plein d’autres arbres, mais j’ai surtout appris à reconnaître les bananiers) Comme ce chemin ne mène absolument nul part, nous faisons marche arrière (et non pas demi-tour, y a pas la place) pour rejoindre la route principale, afin de voir si, dans notre précipitation, nous ne somme pas déjà passé devant le bon chemin. Je vous passe les détails. Nous finissons, complètement de par hasard, par emprunter le bon chemin qui nous conduit jusqu’à l’usine. C’est pratique, tout de même, le hasard !
Située dans une clairière, certainement défrichée manuellement, cette usine paraît très propre. Un gardien à l’entrée, un portail électrique, des places de parkings, elle a tout d’une grande ! On nous conduit dans une salle de réunion où l’on nous sert les traditionnels Teh Tarik et Kopi Tarik (au choix, café ou thé avec beaucoup de lait concentré très sucré). Même pas le temps de se chopper un diabète carabiné, que commence le défilé des directeurs de ci ou de ça (me demandez pas pourquoi mais ils sont tous directeurs de quelque chose) et le tout aussi traditionnel échange de carte de visite . Après avoir épuisé tout mon stock, je reçois solennellement un pavé sur l’entreprise qui m’aidera peut-être à comprendre pourquoi il y a autant de directeurs, si jamais l’envie saugrenue me prend de vouloir le lire.
Et puis, après quelques mondanités, nous finissons par quitter la salle de réunion pour aller visiter l’usine qui se trouve dans la pièce adjacente, sous-jacente ou sur-jacente, selon le point de vue.
Holly Cow !
Le terme d’usine est un peu exagéré. Ca ressemble un peu au hangar de M. Pouce, le voisin de mes grands-parents…mais en pire ! Pour info et pour tous ceux (et vous êtes nombreux), qui ne voient pas de quoi je parle, c’est dans les Corbières. Un gros fatras métallique : des poutres, des tôles, des vis et des boulons en tout genre, éparpillés d’une façon si parfaite que je me suis demandé un instant si y avait pas un géant qui aurait attrapé l’usine pour la secouer violemment avant de la remettre sa place. Mais ça se peut pas... Autre détail intéressant, il n’y a absolument pas l’ombre d’une machine un tant soit peu automatique. Pas d’ateliers non plus. Je vois quelques gars accroupis par terre ou en équilibre sur des monticules de ferraille, en train de découper, percer ou souder des trucs qui seront plus tard des pièces d’une qualité digne de l’industrie aéronautique. Aussi étonnant que ça puisse paraître, ces gars sont les MacGyver de l’industrie métallurgique. Avec un chewing-gum, un bout de ficelle et un couteau pointu, ils arrivent à faire des trucs par croyables !
La visite dure en général une petite demi-heure. C’est léger après s’être tapé une heure de route. Ce qui l’est beaucoup moins, c’est le repas auquel nous sommes invités. Le but étant de remplir la panse du client (nous, en l’occurrence) de façon à ce qu’il n’ait pas l’impression d’être venu pour rien. A la demi-heure de visite succède donc 2 (quand c’est pas 3) heure de repas où un nombre incalculable de plat s’enchaîne. Tout un rituel !
Mais ce repas est aussi un test : par politesse, on vous apporte des couverts en plus des baguettes. Mais hors de question de piocher dans le bol de cacahuètes avec les doigts. C’est là que l’entraînement paye : ignorer les couverts et saisir, l’air de rien, les cacahuètes avec les baguettes. Ca paraît rien comme ça (un peu quand même) mais ça suffit à se faire respecter ! Un occidental capable de réussir une telle prouesse, les chinois, ça les épate !
Une fois passé le test des baguettes commence le repas à proprement parlé. Enfin, proprement, c’est vite dit ! Il faut faire abstraction de toutes ses années d’apprentissage des bonnes manières, oublier le manuel du savoir-vivre. La politesse, ici, c’est se de jeter sur la nourriture, se servir goulûment, manger en faisant du bruit et, de préférence, en en foutant partout !
Attention, ce n’est valable pour le repas avec les chinois. Avec les indiens, il faut faire moins de bruit, mais il faut manger avec les doigts. C’est très amusant aussi.
Dans l’ensemble, c’est délicieux et bien présenté. Juste un bémol pour le dernier plat. Une soupe pour être précis. A mon avis (et j’y ai vachement réfléchi) ils ont récupéré tous les restes de la semaine et ils les ont fait bouillir dans de l’eau chaude. Ca se mange avec du vinaigre, comme ça, on a sent le goût ! Heureusement, il est très poli de ne pas finir son assiette. Quand, après vous êtes bâfré comme un ogre, arrive enfin le dernier plat, vous pouvez crier stop, ce qui permet à votre hôte de crier victoire !
S’en suit (s’essuye aussi, faut voir le chantier) le rituel du thé qui fait quand même vachement de bien à la fin du repas. Ca se boit très chaud et c’est servi dans des dés coudre.
Y a pas tortiller, les asiatiques, ils savent recevoir !

lundi 15 janvier 2007

Taxi for you, my friend ?

Une récente étude menée par UBS bank of Switzerland a classé Kuala Lumpur comme la ville la moins chère du monde pour les touristes occidentaux. Si vous voulez plus de détails sur la façon dont ils sont arriver à cette conclusion, vous pouvez toujours chercher sur Google. Ce calcul est valable pour les touristes « grand standing ». Ces messieurs s’extasient devant une luxueuse chambre d’hôtel à 100$ la nuit (au lieu de 600$ a NYC). Pour ce prix la, je voyage 2 semaines en Asie. Chacun son mode de vie et je reconnais bien volontiers que c’est un prix plus que raisonnable. Pour les backpackers, la Malaisie est globalement un peu plus cher que ses voisins indonésiens et thaïlandais, mais c’est pas la mer à boire.
Si je vous parle de ça, c’est qu’une partie de l’article a attiré mon attention : « Taxi fares in Kuala Lumpur are also one of the cheapest in the world at US$1.60 (RM5.88) for a 5km trip within the city. A similar trip in New York costs US$11.60 (RM42). »
Pour ceux que la langue de Shakespeare laisse de marbre, il est écrit que les Taxis de Kuala Lumpur sont parmi les moins chers du monde. Je ne sais pas quel est le guignol qui a osé pondre ça, mais il aurait mieux fait de se couper en se rasant ce matin car il n’a, de toute évidence, jamais mis les pieds dans un taxi à Kuala Lumpur !

En bon pays civilisé, les autorités (in)compétentes de Malaisie ont établi le prix de la course et exigent qu’un autocollant indiquant les tarifs soit collé sur la vitre de chaque taxi. La course est facturée 2 RM pour les 2 premières minutes et les 2 premiers km, puis 0.1 RM par tranches de 45 secs et de 100m.
Si on considère qu’on roule à 50 Km/h en ville, en imaginant qu’on roule en ligne droite, qu’il n’y pas d’autres voitures et qu’on ne rencontre aucun feu rouge, il faut 6 min pour parcourir 5 km Un petit calcul rapide (que je vais vous épargner) et beaucoup d’hypothèses nous permet de déterminer le prix de la course : 4.10 RM (sans tenir compte non plus de la baignoire qui fuit dans un train venant en sens inverse par un vent fraîchissant nord-nord ouest …)
Bref, en théorie, j’admets, c’est bien joli, mais alors en pratique …

En pratique, vous avez 1 chance sur 10 que ça se passe comme ça. Lorsque vous avez une jolie bouille d’occidental, vos chances tombent à 1 sur 50. Quand je vous dit que j’ai jamais eu de chances avec les probabilités !

Les chauffards de taxi peuvent se diviser en 3 catégories :

- Les honnêtes braves gens : ils sont malheureusement minoritaires. Quand on en rencontre un, c’est fabuleux, on voudrait faire 3 fois le tour de la ville, juste pour le plaisir. Je tiens ici à rendre hommage à ces honnêtes artisans de la route qui font l’honneur de leur profession.

- Les franc-escrocs : c’est certainement la catégorie la plus importante. Ils refusent tout simplement de mettre le compteur et n’hésitent pas à vous demander un tarif jusqu'à 5 (j’ai eu droit à 10) fois supérieur au tarif normal (celui avec le compteur). C’est aussi la catégorie que j’ai le plus de mal à comprendre : ils préfèrent rouler à vide et brûler joyeusement leur carburant que de vous embarquer au tarif normal. Représentant la catégorie majoritaire, il n’est pas rare de refuser plusieurs taxi avant d’en trouver un qui accepte le compteur. Ils sévissent surtout le soir ou devant les lieux touristiques. Généralement, ils vous proposent, en plus de la courses, tout un panel de services (payant) tels que des « young ladies », des « lady-boys », parfois même du Viagra. Ceci dit, il faut quand même reconnaître qu’ils ont la franchise de vous arnaquer ouvertement. Libre à vous de refuser.

- Les authentiques fripouilles : la catégorie qui m’exaspèrent le plus. Au premier coup d’œil, ils sont quasiment impossibles à distinguer de la 1ère catégorie. C’est aussi la catégorie à laquelle j’ai le plus souvent à faire. Connaissant à peu prêt le prix de la course, je refuse régulièrement de céder au chantage des chauffeurs de la 2ème catégorie. Vous embarquez, confiant, avec un chauffeur de la 3ème catégorie et à la moindre seconde d’inattention, vous vous faites avoir. En avant la grande visite touristique ! Vas-y qu’il prend à droite au lieu de prendre à gauche et c’est parti pour faire 3 fois le tour de la ville, alors que cette fois-ci vous n’avez rien demandé. Ou bien il appuie sur un bouton magique et le montant sur le compteur double instantanément. Ça demande une vigilance permanente, mais surtout, il ne faut jamais leurs faire confiance quand ils disent que c’est un raccourci (qu’ils sont les seuls à connaître) ou qu’ils cherchent à éviter les embouteillages. C’est du flan !

Cependant, ces catégories sont arbitraires et pas toujours aussi distincte qu’il n’y paraît. Certains chauffeurs de la 1ère catégorie peuvent basculer dans la 3ème catégorie après une heure avancée de la nuit ou devant un occidental typique. Certains membres de la 2ème catégorie peuvent se retrouver aussi bien dans la 1ère que dans la 3ème catégorie quand ils finissent par accepter de mettre le compteur. Heureusement, lorsqu’on se fait avoir, ce qui, malgré l’expérience, reste assez fréquent, c’est plus l’orgueil que le portefeuille qui en prend un coup.

Anyway, comme l’a si justement écrit Umberto Eco : « Dans le monde entier, il existe un moyen infaillible de reconnaître un chauffeur de taxi : c'est quelqu'un qui n'a jamais de monnaie »

dimanche 7 janvier 2007

Le Bhoutan

Comme j’ai pris de bonnes résolutions pour la nouvelle année, je m’suis dit que, quitte à vous raconter ma vie, je pouvais aussi sournoisement glisser des articles de cultures tellement générales que tout le monde s’en fout. Comme ça vous pourrez faire les malins a midi avec les collègues de bureau en entamant la discussion par un petit : « Saviez-vous que … »
D’ailleurs saviez-vous que le jeu du « Saviez-vous que … » fut inventé en l’an 2006 à Kuala Lumpur, durant une soirée où les gens avaient mangé tellement de fondue savoyarde qu’il savait plus trop ce qu’ils racontaient. Ils leurs arrivent parfois de faire n’importe quoi, aux gens.
Mais revenons au mouton de la gamine et parlons du Bhoutan.

Kesako le Bhoutan ?

Le Bhoutan est un petit pays d'Asie du Sud. Il est situé dans l'est de la chaîne de l'Himalaya, enclavé entre l'Inde au sud, à l'est et à l'ouest et la Chine (Région autonome du Tibet) au nord, sans accès à la mer. La capitale est Thimphou. Il a une superficie de 46 500 km², à peu près équivalente à celle de la Suisse. Il est situé entre les latitudes 26° 45' 0 Nord et 28° 10' 0 Nord et entre les longitudes 88° 45' 0 Est et 92° 10' 0 Est. Il mesure environ 300 kilomètres dans sa plus grande longueur Est-Ouest, et seulement 170 kilomètres dans le sens Nord-Sud. Il possède 1 075 kilomètres de frontières terrestres avec ses voisins : Chine 470 km, Inde 605 km. Le nom local du pays, Brug-yul (souvent transcrit Druk Yul), signifie la « terre du dragon ». Il est aussi nommé Druk Tsendhen, « terre du dragon tonnerre », le son du tonnerre étant interprété comme les grognements de dragons.

Merci Wikipedia et surtout, merci à l’inventeur du copier-coller sans qui je n’aurai pas réussi mes études. Si je vous parle du Bhoutan, c’est sûrement pas pour que vous soyez capable de le placer sur une carte. Vous avez bien trop à faire pour l’instant avec les pays d’Europe. Non, si je parle du Bhoutan, dont je n ‘ai appris l’existence qu’il y a quelques mois au cours d’une partie endiablée de « Saviez-vous que … », c’est que ce pays méconnus est à l’origine du BNB.

Kesako le BNB ?

L'une des particularités du Bhoutan est sa poursuite du bonheur à travers l'amélioration de son BNB, pour bonheur national brut. Là où la majorité des gouvernements se basent sur la valeur du produit national brut (PNB) pour mesurer le niveau de richesse des citoyens, le Bhoutan y a substitué le BNB pour mesurer le niveau de bonheur de ses habitants. Cet indice se base sur quatre facteurs :
- la croissance et le développement économique ;
- la conservation et la promotion de la culture bhoutanaise ;
- la sauvegarde de l'environnement et la promotion du développement durable ;
- la bonne gouvernance responsable.
Instauré en 1972, le BNB a petit à petit fait son chemin dans la communauté internationale. Ainsi, une rencontre internationale sur la définition de la prospérité a eu lieu à l'Université Saint-François-Xavier, au Canada. Sur les 400 personnes venant de plus de dix pays différents, plus d'une trentaine étaient bhoutanaises, comptant parmi eux des enseignants, des moines et des responsables politiques.
Parmi les décisions les plus spectaculaires, on peut citer l'interdiction de fumer.
Le 17 décembre 2005, le roi du Bhoutan a annoncé que le royaume se transformerait en une démocratie parlementaire en 2008 et qu'il abdiquerait à cette date en faveur du prince héritier Dasho Jigme Khesar Namgyal Wangchuck, son fils aîné âgé de vingt-cinq ans en 2005. Le projet de Constitution, en préparation depuis 2001, prévoit la création d'un Parlement bicaméral, composé d'une Assemblée nationale de 75 membres et d'un Conseil national de 25 membres. Le chef de l'État serait le roi, mais il pourrait être destitué par un vote réunissant les voix des deux-tiers des membres du Parlement.

Etonnant, non ?

P.s : Encore merci Wikipedia qui m’a permis de pondre cet article en deux coups de cueillere à pot.

lundi 1 janvier 2007

« Selamat Tahun Baru », comme dirait l’autre

Happy New Year ! Selamat Tahun Baru ! Puthandu Valthukkal !

Meilleurs vœux, Bonne santé et tout le saint frusquin habituel … bref, que 2007 soit mieux que 2006 et moins bien que 2008.

En ce début d’année (j’aime bien les discours solennel), je tiens à rassurer et remercier vivement toutes les personnes qui se sont inquiétées pour moi : je vais bien !

J’ai valeureusement et brillamment survécu à :
- Un séjour de 3 semaines en Malaisie dans la clandestinité la plus complète
- Un crash d’avion en Indonésie
- Des inondations dans le sud de la Malaisie
- Des attentats en Thaïlande
- Des typhons meurtriers sur Bornéo et les Philippines
- Un tremblement de terre au sud de Taiwan (qui a bloqué Internet en Asie pendant quelques jours)
- Tout un gros paquet de tremblements de terre, tsunamis (il fut un temps ou j’aurai gagné des points en plaçant « tsunami » dans une dissert…) ou autre éruption volcanique en Indonésie.
- Et surtout, last but not least, la sempiternelle grippe aviaire qui ne m’empêche pas de me goinfrer de nasi goreng ayam (traduisez riz frit au poulet) qui a, soit dit en passant, plus de chance de me boucher les artères, me coller un diabète ou encore tacher ma chemise de façon irrémédiable, que de me coller la grippe.

A l’exception du séjour clandestin (je me suis retrouvé sans visa en Malaisie, ce qui aurait pu me valoir quelques jours au trou si je m’étais retrouvé dans la même situation que François) et de la dernière menace (je continue à défier la grande faucheuse en mangeant du poulet), j’ai appris tout ça comme vous, bien au chaud dans mes tongs, par la presse, la télé, le bouche à oreille et Google Actualités® que je parcours à l’occasion de mes très nombreux moments perdus. Ceci étant dit, j’suis bien content de savoir que je compte suffisamment aux yeux de certains d’entre vous pour que, malgré l’absence et la distance, vous continuiez de vous inquiéter et de penser à moi. Ça me va droit au cœur.

Pour les nouvelles fraîchement pressées, je rentre tout juste de quelques jours de tribulations entre la Malaisie et la Thaïlande. Avec quelques amis, j’ai enchaîné avion, bus, voiture et bateau pour aller passer le réveillon en maillot de bain sur une plage de sable blanc, les pieds dans l’eau cristalline, une Singha à la main, sur une petite île du sud de la Thaïlande. C’est une des rares (dernières ?) îles de cette région qui soit encore (presque) authentique.
En écrivant cette note, je me suis retrouvé face à un gros dilemme. Au début, je me suis dit que j’allais garder le nom de cette île pour moi afin de limiter tant bien que mal sa transformation en Koh Phi Phi (bis). Je sais bien que vous n’êtes pas comme ces touristes arrogants, qui salissent tout ce qu’ils visitent et qui pensent voyager en jouant les homards sur les plages de Phuket. Je sais bien que vous êtes de respectueux voyageurs et je vous fais confiance, mais vous n’êtes malheureusement pas les seuls à lire ces lignes, Mais comme cette transformation est inévitable, j’ai envie de vous dire : Dépêchez-vous ! Allez vite y faire un tour sur Koh Lipe (oups, ça m’a échappé) avant qu’il ne soit trop tard !
Bref, tout ça pour dire qu’un nouvel an sous les tropiques, c’est assez déconcertant, mais bon … on va pas se plaindre !

p.s : n’oubliez pas ce vieux conseil australien : « Take nothing but pictures, leave nothing but footprints »


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