Une autre semaine de boulot. Pour éviter le surmenage, il faut penser à décompresser. En guise de traitement prophylaxique, nous partons à Pulau Tioman, une île au sud-est de la Malaise. Départ en bus Vendredi soir a 23h. Nous arrivons à Mersing 6h plus tard. Un peu trop tôt pour prendre un bateau. Nous optons pour un petit dej’ frugal dans les échoppes avoisinantes. Nous faisons la connaissance de Fabien, un allemand de 25 ans qui travaille à KL et qui viens passer deux jours à Tioman pour faire de la plongée. Nous discutons en attendant le premier bateau. L’île est assez éloignée et il nous faut plus d’une heure, avec un ferry rapide, pour rejoindre la plage où nous comptons poser nos affaires.
Nous débarquons au bout d’un grand ponton, après avoir longé la cote paradisiaque et s’être arrêté sur quelques plages, le temps de débarquer du monde. C’est sur le village de Air Batang (ABC pour les intimes) que nous jetons notre dévolu. Fait très surprenant (et plutôt agréable), à notre arrivée, aucun vendeur, bonimenteur ou autre emmerdeur du genre pour se jeter sur nous en nous proposant, soi-disant, l’hôtel, le resto ou le club de plongée le moins cher de l’île. Le calme !
Nous allons réserver un bungalow à quelques centaines de mètres de l’embarcadère. Une petite cahute en bois, au bord de l’eau avec même une salle de bain. Le tout pour le prix d’une bière en France. Il s’agit pas de perdre du temps. Nous enfilons nos maillots et nous rendons au club de plongée à quelques pas de là. De même que Fabien, il me reste quelques plongées à faire pour compléter le Padi. Nous programmons nos plongées pour le reste de la journée et, en attendant, nous allons barboter en face. L’eau est à plus de 30°C. C’est hallucinant. On se sent comme dans une baignoire, sauf que c’est plus grand, plus profond, et qu’il y a des milliers de poissons colorés qui passent dans tous les sens ! Au bout d’une heure, nous sortons pour nous rafraîchir un peu.
Les premières plongées ne sont pas extraordinaires. Il s’agir surtout de faire et refaire des exercices fait et refait en piscine : enlever son masque, le remettre. La même avec la ceinture de plombs, la bouteille et le maillot ! On échange nos détendeurs tout en faisant beaucoup de bulles. On se raconte quelques blagues en langage des signes. Le tout dans la joie et la bonne humeur. Mais à la fin de la journée, nous en avons fini avec toutes ces formalités et sommes fin prêt pour le grand bleu.
Mais ça attendra demain. Dans l’immédiat, nous partons à la recherche d’un resto. Nous en trouvons un très chouette, au bord de l’eau (ici, tout est au bord de l’eau) où nous dégustons du barracuda grillé : un régal ! Ensuite, nous retrouvons l’équipe du club de plongée au Lime-Tree Café, un des seuls bar des environs. Ou en tout cas, ce qui y ressemble le plus. Quelques chaises posées sur le sable. Nous rejoignons la communauté internationale des habitants de Tioman. Quelques malais, un anglo-kenyan assez roots, qui cherche à installer ses bureaux sur l’île, une québécoise à qui appartient le bar, australien, anglais, allemand, français … L’annexe de l’ONU en quelques sortes ! Nous jouons à un petit blind-test musical, sur des morceaux que nous n’avons jamais entendus auparavant. Quelques bières fraîches. Le temps s’est arrêté. Plus de repères. La nonchalance tropicale dans toute sa splendeur.
Mais la fatigue de la journée et la nuit blanche dans le bus nous rattrapent. Nous rejoignons nos bungalows où Morphée nous attend.
8.00 AM. Je retrouve Fabien pour prendre un petit dej’ avant d’aller plonger. Des pancakes aux fruits exotiques, arrosés de miel. Ici pas de sirop d’érable. J’entends déjà les québécois les traiter d’hérétique. N’allez pas dresser le bûcher tout de suite. Laissez- moi le temps d’en reprendre.
Rassasier et légèrement en retard (réflexe occidentale) nous filons récupérer notre matériel avant d’embarquer sur un rafiot qui ne semble flotter que grâce à ses multiples couches de peintures. Nous arrivons sur le lieu prévu pour notre plongée matinale. La mer étant toujours aussi chaude, ce n’est vraiment pas difficile de se mettre à l’eau.
Ca y est, nous y voici. Enfin ! Notre première plongée digne de ce nom. Un aquarium. Et encore, le mot est faible. Nous ne savons plus où donner de la tête. Tout est coloré et bouge autour de nous. Pendant une heure, nous profitons du spectacle son et lumière qui nous est offert. Mais si le temps s’est arrêté à la surface, la jauge de pression nous rappelle que sous l’eau, il n’en est rien et qu’il est temps de remonter. Le bateau est toujours à flot. Nous grimpons dessus et rejoignons le centre, le temps d’évacuer un peu d’azote et de reprendre des bouteilles pleines. Fix est déjà prêt. Il est midi, mais nous n’avons pas le temps d’aller manger. Nous repartons vers le Sud de Tioman.
Cette dernière plongée est de loin la plus belle. Des coraux encore plus colorés, des milliers de poissons de toutes les couleurs,. Nous voilà en plein dans « Le monde de Nemo ». Une grosse tortue passe paisiblement au milieu de nos bulles… Je ne sais pas comment vous décrire tout ça sans tomber dans le banal, le cul-cul ou le ridicule. C’est énorme !
Merci infiniment à tous ceux qui prennent le temps de lire ce blog et encore plus à ceux qui laissent des commentaires. Selamat Hari Jadi à tous ceux du mois de mai : Camille, Pauline, Florent, Caro, Ludo, Vincent, Olivier … et à tous ceux qui me pardonneront (je l’espère) de les avoir oubliés.
Nous débarquons au bout d’un grand ponton, après avoir longé la cote paradisiaque et s’être arrêté sur quelques plages, le temps de débarquer du monde. C’est sur le village de Air Batang (ABC pour les intimes) que nous jetons notre dévolu. Fait très surprenant (et plutôt agréable), à notre arrivée, aucun vendeur, bonimenteur ou autre emmerdeur du genre pour se jeter sur nous en nous proposant, soi-disant, l’hôtel, le resto ou le club de plongée le moins cher de l’île. Le calme !
Nous allons réserver un bungalow à quelques centaines de mètres de l’embarcadère. Une petite cahute en bois, au bord de l’eau avec même une salle de bain. Le tout pour le prix d’une bière en France. Il s’agit pas de perdre du temps. Nous enfilons nos maillots et nous rendons au club de plongée à quelques pas de là. De même que Fabien, il me reste quelques plongées à faire pour compléter le Padi. Nous programmons nos plongées pour le reste de la journée et, en attendant, nous allons barboter en face. L’eau est à plus de 30°C. C’est hallucinant. On se sent comme dans une baignoire, sauf que c’est plus grand, plus profond, et qu’il y a des milliers de poissons colorés qui passent dans tous les sens ! Au bout d’une heure, nous sortons pour nous rafraîchir un peu.
Les premières plongées ne sont pas extraordinaires. Il s’agir surtout de faire et refaire des exercices fait et refait en piscine : enlever son masque, le remettre. La même avec la ceinture de plombs, la bouteille et le maillot ! On échange nos détendeurs tout en faisant beaucoup de bulles. On se raconte quelques blagues en langage des signes. Le tout dans la joie et la bonne humeur. Mais à la fin de la journée, nous en avons fini avec toutes ces formalités et sommes fin prêt pour le grand bleu.
Mais ça attendra demain. Dans l’immédiat, nous partons à la recherche d’un resto. Nous en trouvons un très chouette, au bord de l’eau (ici, tout est au bord de l’eau) où nous dégustons du barracuda grillé : un régal ! Ensuite, nous retrouvons l’équipe du club de plongée au Lime-Tree Café, un des seuls bar des environs. Ou en tout cas, ce qui y ressemble le plus. Quelques chaises posées sur le sable. Nous rejoignons la communauté internationale des habitants de Tioman. Quelques malais, un anglo-kenyan assez roots, qui cherche à installer ses bureaux sur l’île, une québécoise à qui appartient le bar, australien, anglais, allemand, français … L’annexe de l’ONU en quelques sortes ! Nous jouons à un petit blind-test musical, sur des morceaux que nous n’avons jamais entendus auparavant. Quelques bières fraîches. Le temps s’est arrêté. Plus de repères. La nonchalance tropicale dans toute sa splendeur.
Mais la fatigue de la journée et la nuit blanche dans le bus nous rattrapent. Nous rejoignons nos bungalows où Morphée nous attend.
8.00 AM. Je retrouve Fabien pour prendre un petit dej’ avant d’aller plonger. Des pancakes aux fruits exotiques, arrosés de miel. Ici pas de sirop d’érable. J’entends déjà les québécois les traiter d’hérétique. N’allez pas dresser le bûcher tout de suite. Laissez- moi le temps d’en reprendre.
Rassasier et légèrement en retard (réflexe occidentale) nous filons récupérer notre matériel avant d’embarquer sur un rafiot qui ne semble flotter que grâce à ses multiples couches de peintures. Nous arrivons sur le lieu prévu pour notre plongée matinale. La mer étant toujours aussi chaude, ce n’est vraiment pas difficile de se mettre à l’eau.
Ca y est, nous y voici. Enfin ! Notre première plongée digne de ce nom. Un aquarium. Et encore, le mot est faible. Nous ne savons plus où donner de la tête. Tout est coloré et bouge autour de nous. Pendant une heure, nous profitons du spectacle son et lumière qui nous est offert. Mais si le temps s’est arrêté à la surface, la jauge de pression nous rappelle que sous l’eau, il n’en est rien et qu’il est temps de remonter. Le bateau est toujours à flot. Nous grimpons dessus et rejoignons le centre, le temps d’évacuer un peu d’azote et de reprendre des bouteilles pleines. Fix est déjà prêt. Il est midi, mais nous n’avons pas le temps d’aller manger. Nous repartons vers le Sud de Tioman.
Cette dernière plongée est de loin la plus belle. Des coraux encore plus colorés, des milliers de poissons de toutes les couleurs,. Nous voilà en plein dans « Le monde de Nemo ». Une grosse tortue passe paisiblement au milieu de nos bulles… Je ne sais pas comment vous décrire tout ça sans tomber dans le banal, le cul-cul ou le ridicule. C’est énorme !
Merci infiniment à tous ceux qui prennent le temps de lire ce blog et encore plus à ceux qui laissent des commentaires. Selamat Hari Jadi à tous ceux du mois de mai : Camille, Pauline, Florent, Caro, Ludo, Vincent, Olivier … et à tous ceux qui me pardonneront (je l’espère) de les avoir oubliés.
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