vendredi 19 mai 2006

25 ans à Bali

Vendredi 19 mai 2006
J’ai 25 ans. Un quart de siècle. Beaucoup d’entre vous y ont pensé et j’en suis très touché.
Ça se fête ... et pas n’importe comment.
Ne pouvant pas me libérer complètement de mes obligations professionnelles, je doit travailler le jour de mon anniversaire ! Rendez-vous compte ! Mais le matin seulement.
À midi, je sors du bureau et vais retrouver Fix. Nous attrapons nos sacs (que nous n’avons jamais l’occasion de défaire). Le temps de devenir millionnaire en rupiah et nous partons pour l’aéroport.
Carte d’embarquement. Juste un bagage à main ; merci Madame. Formalités douanières ; merci Monsieur. L’avion décolle pour se poser 3h après. Re-belote. Visa, tampons. Un autocollant dans le passeport en échange de 10 $. Ça commence à faire cher la collection Panini. Après avoir changé de pays, passé l’équateur et changé d’hémisphère, nous voici enfin arrivés à … Bali !
Il est déjà tard. Sans perdre de temps, nous prenons un taxi pour aller à Sanur, petite ville en bord de mer, au Sud de Bali. Nous trouvons un petit hôtel pour poser nos affaires. Mon sac contient 2 choses particulières, que ma famille m’a donné avant de partir. Je laisse la première de côté pour l’instant et je vais mettre la seconde au frais, le temps d’aller grignoter un morceaux. Après une assiette de riz agrémenté de plein de choses, nous passons à l’hôtel récupérer ce que nous avons laissé au frais les « 2 choses » avant d’aller nous balader sur la plage. Au bout de la jetée, nous trouvons une sorte de petite cabane : un toit et un plancher sur pilotis, au bord de l’eau.
Nous y voilà. Avant de partir, ma famille m’a donné un petit paquet et une grosse bouteille. Je n’avais le droit de n’ouvrir ni l’un ni l’autre avant le jour J (et ça n’a pas toujours été facile !). J’ouvre la seconde en premier : un magnum de champagne ! Nous sortons les verres que le resto nous a gentiment prêté. Nous trinquons. J’ouvre enfin le premier paquet : une petite boîte à musique qui joue « joyeux anniversaire » ou « happy birthday to you » ou encore « selamat hari jadi » … ça dépend du pays où l’on se trouve. Comme vous vous en doutez (ou peut-être pas après tout) il y a toute une histoire autour de cette boîte. Je vous la narrerai bien volontiers, mais je préfère attendre et la compter de vive voix à ceux que ça intéressera toujours dans quelques mois.
Pour compléter un tableau déjà parfait, j’ai même droit à un coup de fil de mes parents (et oui, j’ai aussi un numéro de téléphone en Indonésie : la classe !) Vive la technologie. Un peu comme dans cette vielle pub où 2 potes se parlent au téléphone, l’un a Paris (je crois) et l’autre sur la muraille de Chine. Le premier voit le soleil se coucher tandis que le second le regarde se lever. Vous vous souvenez ? Non ? Tant pis ! En tout cas c’est un peu l’effet que ça fait d’entendre toute sa famille vous chanter joyeux anniversaire, à 13 000 Km de là. Le monde n’est pas si grand finalement !
La soirée se poursuit. Nous refaisons le monde. Faut dire que tous les ingrédients sont rassemblés ! Un bilan sur les 25 dernières années. Un programme pour les 25 prochaines…
Le Samedi matin, prenons un p’tit dej et un taxi pour aller a Ubud, à l’intérieur des terres. C’est la capitale culturelle de l’île. Habitée à l’année par des artistes en tout genre, venus de tous les coins du monde (à priori il y en a plus que 4) la ville est une sorte de musée ouvert. Peintures, sculptures, … des galeries d’art à tous les coins de rues. Bali est aussi pauvre que la reste de l’Indonésie, incontestablement beaucoup plus que la Malaisie, mais ici, tout est beau. Les balinais ont un goût incroyable pour la décoration. Le moindre resto ou bar est tellement class qu’à Paris (et peut être même en province !!!) il deviendrait en un clin d’oeil un haut lieu de la vie mondaine.
Nous allons nous balader a Monkey Forest. Une ambiance jungle avec des singes partout et des morceaux de temples recouverts par la végétation (rien à voir avec Angkor mais très jolie quand même). Ensuite, il est temps de partir à la recherche d’un endroit pour passer la nuit. Nous errons dans les rues, ayant pour seule indication le Jazz Café. Il paraît que c’est un bar extraordinaire où ont lieu des concerts de jazz presque tous les soirs. Le but est de trouver une guesthouse à proximité. Nous finissons par atterrir dans un hotel-bungalow-art gallery qui à vue de nez ne paraît pas du tout être dans les moyens des 2 backpackers que nous sommes. Nous tentons quand même le coup. Nous bouilles adorables de jeunes étudiants (profitons en le plus longtemps possible) ainsi que la morte-saison nous valent la sympathie d’un des jeunes qui travaille ici, puis finalement de la patronne. Si bien que nous avons droit à un tarif très privilégié et que ce lieu concurrence, financièrement, les guesthouses que nous avons pu visiter. Pour ce qui est du cadre, c’est incomparable. Nous posons nos affaires dans notre petite maison et nous partons faire un plouf dans la piscine. Le jardin est magnifiquement entretenu, dans l’entrée sont exposés plein de tableaux et par-dessus tout, c’est à deux pas du Jazz Café !
Nous prenons un verre avec la patronne avant d’aller dîner. Elle nous montre sa collection de tableau. Ensuite, nous allons au Jazz Café pour passer la soirée autour d’une coupe de bière. Une ambiance folle, un groupe de haut niveau, des tounes reprises avec brio, le tout une fois de plus dans un cadre somptueux. Vous l’avez compris, si vous avez la chance d’aller à Bali, c’est là qu’il faut passer une soirée.
Dimanche matin, nous partons de bonne heure à la recherche d’un loueur de moto. Pas très difficile à trouver, le premier gars dans la rue accepte de nous en louer une pour environ 4$ la journée, assurance et casques compris ! Nous enfourchons notre superbe cylindrée : un hybride moto-scooter, avec des vitesses, dans la plus pure tradition asiatique, qui a néanmoins une bonne patate. Nous roulons vers le nord, en direction des plantations de riz en terrasse. Nous passons la journée à nous balader dans la région, nous arrêtant de temps à autre pour visiter un temple ou pour boire un verre avec une superbe vue sur la vallée. La journée passe très vite et il est temps de rentrer à Ubud, récupérer nos affaires. Sur le chemin, nous en profitons pour faire quelques courses : des souvenirs à rapporter. L’artisanat local : tout et n’importe quoi sculpté en bois
De retour à Ubud, un des jeunes de l’hôtel nous embarque pour nous conduire à l’aéroport. Nous faisons une petite halte à Dempasar, pour rendre visite à son frère … à l’hôpital. Ce dernier est beaucoup moins dans le style balinais et ne ressemble en rien, malgré un taux de fréquentation assez élevé, à un lieu touristique. Le temps d’attraper une demi-douzaine de maladies nosocomiales et nous reprenons la route. Un petit stop ‘n go sur la plage de Kuta. Rien d’extraordinaire : des boîtes de nuit, des filles, de la drogue. On parle des attentats de Bali, mais Bali n’a rien de dangereux à partir du moment où l’on ne va pas a Kuta. Et soit dit en passant, on perd pas grand-chose.
Selamat tinggal Bali. Dans nos sacs, quelques conneries en bois et un super hamac qui aura parfaitement sa place sur le balcon. Il est temps de rentrer à la maison et de retrouver Barnabé qui doit faire la gueule après un autre we passé tout seul.

Papa, Maman, Caro, Isa et Marine : Merci beaucoup. J’aurai vraiment aimé que vous puissiez me faire la surprise de débarquer comme pour mes 20 ans … la prochaine fois peut être ! Pierre-Eric, si tu savais ce qu’ils font aux huîtres … ils les grillent, ou pire, ils les mangent vivantes avec du Tabasco. C’est cruel… Marine, bienvenue en Malaisie. Julien et Guillaume, on se retrouve où, quand, comment ? Pierre, long time no see…les chinois(es) ont eut raison de toi ? Rosa, comme d’hab. Cam, te laisse pas faire par des sales mioches. Keb, tu te fais à ton nouvel appart ? Raph, y a de la place chez toi en août ?


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