lundi 29 mai 2006

Tioman, again ...

Notre période “îles” touche à sa fin. Elle va céder sa place à une période un peu plus “jungle”. Histoire de faire une transition en douceur, nous retournons à Pulau Tioman , mais cette fois ci, pour un petit trek dans la jungle.
Nous partons, Paul, Fix et moi par le Bus du vendredi soir. Nous arrivons Samedi matin à Salang, au nord de l’île. Salang a l’air un peu plus animé et touristique qu’Air Batang (où nous étions la dernière fois). Nous prenons un petit dej’ conséquent et partons à la recherche d’un semblant de trace, supposé rejoindre Tekek. Nous finissons par trouver un passage un peu plus dégagé au milieu de la végétation. Nous faisons à peine quelques et le cadre change complètement. Nous avons beau être proche du village, la jungle est dense et sauvage. Nous avançons en terrain glissant, au milieu des lianes et autres branches. Il y a une ligne électrique (seul détail qui nous rappelle que nous ne sommes pas trop loin de la civilisation) qui court sur le sol. Ce câble est sensé nous indiquer la route, mais en réalité, ce n’est pas si évident de le suivre ! Nous nous écartons à peine pour prendre une photo .. . et c’est le drame : plus de câble, plus de piste. La progression est difficile et la chaleur et l’humidité ambiante n’arrange rien. Mais c’est tellement beau. Comme les Indiana Jones que nous ne sommes pas, nous fonçons tête la première, au milieu de toute cette végétation attachante.
Une rencontre toute aussi impromptue qu’inattendue avec un charmant ophidien , dépourvu de membres chiridiens évidemment (si avec ça vous ouvrez pas un dico …), du genre vert avec des dents. Il ondule gentiment entre les branches et fait mine de se camoufler quand on arrive. Pour mieux nous sauter à la gueule ? J’en doute. Il a l’air très pacifique. Mais bon, si c’est nous qui lui jetons notre gueule dessus, ça risque d’être différent. Du coup, notre progression est légèrement ralentie, non plus par la jungle, mais par la trouille. La trouille de foutre la tête dans les feuilles et de tomber nez à nez (si si, ils ont un nez, j’ai vérifié) avec un de ses cousins.
Nos autres rencontres sont heureusement plus sympathiques : un Pteromyinae, de la famille des Sciuridae, un très beau Saurien de l’ordre des Squamates et de quelques Cercopithecidae de l’ordre des Primates. Si vous vous demandez si ça m’amuse, la réponse est oui, bien évidement !
Nous finissons par arriver par une petite plage charmante. C’est très sympa mais pour continuer, nous n’avons plus que 2 solutions : remonter le pseudo sentier à la recherche de ce fameux câble que nous avons perdu depuis, fioutre, une sacrée lurette, ou bien suivre la côte jusqu’à Monkey Bay, que nous apercevons presque de là où nous sommes. Seulement, il fait trop chaud pour remonter et c’est marée haute … très haute même. Nous optons quand même pour la deuxième solution. Après avoir enfilé nos maillots, nous partons dans l’eau chaude et turquoise, avec nos sacs sur la tête. Malheureusement, comme je vous ai dit, la marée est assez haute et j’hésite à sortir le tuba de mon sac pour le donner à Fix, afin de lui éviter la noyade. Finalement, ça se joue à quelques centimètres, victorieusement gagnés sur la pointe des pieds.
Nous arrivons enfin sur Monkey Beach, où un autochtone nous attend, amusé par notre situation : Ils sont fous ces Matsaleh ! Il vit tranquilou, tout seul sur sa plage. Quelques baraques en bois pour les rares touristes, ainsi que quelques canettes de coca ! Nous discutons le bout de gras (surtout pas de cochons, c’est un malais) et puis, après avoir essayé cette sensation qui s’appelle coke (c’est mieux quand c’est frais) nous repartons dans la jungle.
La fatigue nous rattrape quand nous arrivons à ABC. Du coup, nous décidons de poser nos affaires et de changer de programme. Nous partons faire une petite plongée au-dessus d’un petit récif corallien fort coloré. Le soir, ambiance barracuda grillé (décidemment, c’est vraiment trop bon). Nous allons faire un tour à la grosse fête organisée en l’honneur des 10 ans du Marine Park. C’est très loin de ce à quoi nous nous attendions : tout le monde assis dans l’herbe, à écouter des chanteurs de karaoké, encore plus ringard et mauvais que ceux de la Star’Ac. Nous sommes scotchés par la première chanson (ça surprend pas mal), nous rigolons sur la suivante, puis nous finissons par souffrir (ça vrille les tympans) et enfin, par partir. Un dernier (thé glace) pour la route et nous rentrons nous coucher.
Dimanche matin, temps de merde. Gris et pluvieux. Comme quoi, il ne fait pas toujours beau sous les tropiques. Nous crapahutons jusqu’à Tekek, la principale ville de l’île, pour prendre le bateau. C’est hideux. Un aéroport (une cabane en bois et 1600 m de goudron), des pelleteuses, un peu d’essence qui flotte sur l’eau avant de se déposer sur une plage en béton. C’est crade et (heureusement) très loin de ce qu’on trouve sur le reste de l’île. Les seules choses qui nous font passer ici sont la présence d’un magasin duti-free et d’un embarcadère. C’est léger comme avantage quand on voit à quel point c’est moche.
Une fois les emplettes terminées, nous nous installons au bout de la jetée, le regard droit, face à l’horizon (pas tout à fait mais ça sonne bien). Nous embarquons sur le toit d’un rafiot, en route pour Mersing. Au bout d’un 30min, la situation se dégrade : il pleut, il vente, il bruine, il mouille, c'est la fête à la grenouille. Avec Paul, nous essayons de resister le plus longtemps possible. Une fois frigorifiés et trempés, nous craquons et allons nous achever à grands coups d’air climatisé à l’intérieur du bateau : si avec ça on n’est pas malade Lundi !

vendredi 19 mai 2006

25 ans à Bali

Vendredi 19 mai 2006
J’ai 25 ans. Un quart de siècle. Beaucoup d’entre vous y ont pensé et j’en suis très touché.
Ça se fête ... et pas n’importe comment.
Ne pouvant pas me libérer complètement de mes obligations professionnelles, je doit travailler le jour de mon anniversaire ! Rendez-vous compte ! Mais le matin seulement.
À midi, je sors du bureau et vais retrouver Fix. Nous attrapons nos sacs (que nous n’avons jamais l’occasion de défaire). Le temps de devenir millionnaire en rupiah et nous partons pour l’aéroport.
Carte d’embarquement. Juste un bagage à main ; merci Madame. Formalités douanières ; merci Monsieur. L’avion décolle pour se poser 3h après. Re-belote. Visa, tampons. Un autocollant dans le passeport en échange de 10 $. Ça commence à faire cher la collection Panini. Après avoir changé de pays, passé l’équateur et changé d’hémisphère, nous voici enfin arrivés à … Bali !
Il est déjà tard. Sans perdre de temps, nous prenons un taxi pour aller à Sanur, petite ville en bord de mer, au Sud de Bali. Nous trouvons un petit hôtel pour poser nos affaires. Mon sac contient 2 choses particulières, que ma famille m’a donné avant de partir. Je laisse la première de côté pour l’instant et je vais mettre la seconde au frais, le temps d’aller grignoter un morceaux. Après une assiette de riz agrémenté de plein de choses, nous passons à l’hôtel récupérer ce que nous avons laissé au frais les « 2 choses » avant d’aller nous balader sur la plage. Au bout de la jetée, nous trouvons une sorte de petite cabane : un toit et un plancher sur pilotis, au bord de l’eau.
Nous y voilà. Avant de partir, ma famille m’a donné un petit paquet et une grosse bouteille. Je n’avais le droit de n’ouvrir ni l’un ni l’autre avant le jour J (et ça n’a pas toujours été facile !). J’ouvre la seconde en premier : un magnum de champagne ! Nous sortons les verres que le resto nous a gentiment prêté. Nous trinquons. J’ouvre enfin le premier paquet : une petite boîte à musique qui joue « joyeux anniversaire » ou « happy birthday to you » ou encore « selamat hari jadi » … ça dépend du pays où l’on se trouve. Comme vous vous en doutez (ou peut-être pas après tout) il y a toute une histoire autour de cette boîte. Je vous la narrerai bien volontiers, mais je préfère attendre et la compter de vive voix à ceux que ça intéressera toujours dans quelques mois.
Pour compléter un tableau déjà parfait, j’ai même droit à un coup de fil de mes parents (et oui, j’ai aussi un numéro de téléphone en Indonésie : la classe !) Vive la technologie. Un peu comme dans cette vielle pub où 2 potes se parlent au téléphone, l’un a Paris (je crois) et l’autre sur la muraille de Chine. Le premier voit le soleil se coucher tandis que le second le regarde se lever. Vous vous souvenez ? Non ? Tant pis ! En tout cas c’est un peu l’effet que ça fait d’entendre toute sa famille vous chanter joyeux anniversaire, à 13 000 Km de là. Le monde n’est pas si grand finalement !
La soirée se poursuit. Nous refaisons le monde. Faut dire que tous les ingrédients sont rassemblés ! Un bilan sur les 25 dernières années. Un programme pour les 25 prochaines…
Le Samedi matin, prenons un p’tit dej et un taxi pour aller a Ubud, à l’intérieur des terres. C’est la capitale culturelle de l’île. Habitée à l’année par des artistes en tout genre, venus de tous les coins du monde (à priori il y en a plus que 4) la ville est une sorte de musée ouvert. Peintures, sculptures, … des galeries d’art à tous les coins de rues. Bali est aussi pauvre que la reste de l’Indonésie, incontestablement beaucoup plus que la Malaisie, mais ici, tout est beau. Les balinais ont un goût incroyable pour la décoration. Le moindre resto ou bar est tellement class qu’à Paris (et peut être même en province !!!) il deviendrait en un clin d’oeil un haut lieu de la vie mondaine.
Nous allons nous balader a Monkey Forest. Une ambiance jungle avec des singes partout et des morceaux de temples recouverts par la végétation (rien à voir avec Angkor mais très jolie quand même). Ensuite, il est temps de partir à la recherche d’un endroit pour passer la nuit. Nous errons dans les rues, ayant pour seule indication le Jazz Café. Il paraît que c’est un bar extraordinaire où ont lieu des concerts de jazz presque tous les soirs. Le but est de trouver une guesthouse à proximité. Nous finissons par atterrir dans un hotel-bungalow-art gallery qui à vue de nez ne paraît pas du tout être dans les moyens des 2 backpackers que nous sommes. Nous tentons quand même le coup. Nous bouilles adorables de jeunes étudiants (profitons en le plus longtemps possible) ainsi que la morte-saison nous valent la sympathie d’un des jeunes qui travaille ici, puis finalement de la patronne. Si bien que nous avons droit à un tarif très privilégié et que ce lieu concurrence, financièrement, les guesthouses que nous avons pu visiter. Pour ce qui est du cadre, c’est incomparable. Nous posons nos affaires dans notre petite maison et nous partons faire un plouf dans la piscine. Le jardin est magnifiquement entretenu, dans l’entrée sont exposés plein de tableaux et par-dessus tout, c’est à deux pas du Jazz Café !
Nous prenons un verre avec la patronne avant d’aller dîner. Elle nous montre sa collection de tableau. Ensuite, nous allons au Jazz Café pour passer la soirée autour d’une coupe de bière. Une ambiance folle, un groupe de haut niveau, des tounes reprises avec brio, le tout une fois de plus dans un cadre somptueux. Vous l’avez compris, si vous avez la chance d’aller à Bali, c’est là qu’il faut passer une soirée.
Dimanche matin, nous partons de bonne heure à la recherche d’un loueur de moto. Pas très difficile à trouver, le premier gars dans la rue accepte de nous en louer une pour environ 4$ la journée, assurance et casques compris ! Nous enfourchons notre superbe cylindrée : un hybride moto-scooter, avec des vitesses, dans la plus pure tradition asiatique, qui a néanmoins une bonne patate. Nous roulons vers le nord, en direction des plantations de riz en terrasse. Nous passons la journée à nous balader dans la région, nous arrêtant de temps à autre pour visiter un temple ou pour boire un verre avec une superbe vue sur la vallée. La journée passe très vite et il est temps de rentrer à Ubud, récupérer nos affaires. Sur le chemin, nous en profitons pour faire quelques courses : des souvenirs à rapporter. L’artisanat local : tout et n’importe quoi sculpté en bois
De retour à Ubud, un des jeunes de l’hôtel nous embarque pour nous conduire à l’aéroport. Nous faisons une petite halte à Dempasar, pour rendre visite à son frère … à l’hôpital. Ce dernier est beaucoup moins dans le style balinais et ne ressemble en rien, malgré un taux de fréquentation assez élevé, à un lieu touristique. Le temps d’attraper une demi-douzaine de maladies nosocomiales et nous reprenons la route. Un petit stop ‘n go sur la plage de Kuta. Rien d’extraordinaire : des boîtes de nuit, des filles, de la drogue. On parle des attentats de Bali, mais Bali n’a rien de dangereux à partir du moment où l’on ne va pas a Kuta. Et soit dit en passant, on perd pas grand-chose.
Selamat tinggal Bali. Dans nos sacs, quelques conneries en bois et un super hamac qui aura parfaitement sa place sur le balcon. Il est temps de rentrer à la maison et de retrouver Barnabé qui doit faire la gueule après un autre we passé tout seul.

Papa, Maman, Caro, Isa et Marine : Merci beaucoup. J’aurai vraiment aimé que vous puissiez me faire la surprise de débarquer comme pour mes 20 ans … la prochaine fois peut être ! Pierre-Eric, si tu savais ce qu’ils font aux huîtres … ils les grillent, ou pire, ils les mangent vivantes avec du Tabasco. C’est cruel… Marine, bienvenue en Malaisie. Julien et Guillaume, on se retrouve où, quand, comment ? Pierre, long time no see…les chinois(es) ont eut raison de toi ? Rosa, comme d’hab. Cam, te laisse pas faire par des sales mioches. Keb, tu te fais à ton nouvel appart ? Raph, y a de la place chez toi en août ?


This album is powered by BubbleShare - Add to my blog

lundi 15 mai 2006

Semaine 11: Perhentian

Je vous entends d’ici …
« Semaine … il se fout de nous, il nous parle que des week-ends… »
Tout d’abord, au début, j’avais vraiment l’intention de vous parler aussi de ce que nous faisons la semaine. Seulement, j’arrive à peine à trouver le temps de vous parler des week-ends ! Et n’allez pas vous dire que nos semaines sont monotones (bon, d’accord, c’est le cas), mais je pense que si je commence à vous parler des « Gas Fired Power Plant - Combined Cycle », j’ai très peur de rapidement perdre une partie de l’audimat.
« Parle nous des soirées, des bars, des filles … » me dires-vous. À cela, je répondrai par 3 hypothèses :
1° : Nous sommes de jeunes gens sérieux et nous travaillons toute la semaine.
2° : Nous sommes tellement crevés en rentrant de week-end qu’il nous faut la semaine pour récupérer.
3° : Nous avons donné l’adresse de ce blog à nos parents, oncles, tantes, parrains … et tout n’est pas racontable.
L’histoire jugera …
Allez, promis, un jour, je vous parlerai des bars de KL. En attendant, il faut absolument que je vous raconte quelque chose…
Ca y est, je viens de trouver la perle rare, le paradis. Une carte postale, mais en beaucoup mieux. Une île qui relègue toutes les autres îles aux rangs de vulgaires tas de sables. J’exagère à peine. J’ai trouvé L’île… ou plutôt les îles, car il y en a deux : Pulau Perhentian Kecil et Pulau Perhentian Besar. Petit cours de Bahasa Malaysia pour ceux que ça intéresse : pulau = île ; kecil = petit ; besar = grand … et Perhentian peut se traduire par escale, arrêt, stop over … En gros, Pulau Perhentian, c’est l’île où l’on s’arrête en espérant ne plus repartir. C’est assez clair ? Pour demain, vous me ferez 3 phrases avec besar et 3 phrases avec kecil !
Bref, le malais est pragmatique dans ses appellations et ces îles portent plutôt bien leurs noms.
Un week-end de 3 jours et l’anniversaire de Paul : 2 bonnes raisons de partir dans un endroit sympa. Barnabé ne se sentant pas très bien, Fix reste à l’appart pour s’occuper de lui.
A cause des « publics holidays », les bus sont pleins. J’en prends un de mon coté pour arriver à Jerteh à 4 AM après 8h de route. Après 2h d’attentes dans une gare de bus sordide, au milieu de punaises et sous une lumière pisseuse, je prends un taxi pour Kuala Besut ou je retrouve Paul, Arthur, Aude, Romain, Audrey et Nicolas. Nous prenons un bateau pour aller à Fauna Beach, au sud de la grande île (plus sauvage que la petite). Nous débarquons sur une plage au sable tellement blanc que ça en fait mal aux yeux. Nous trouvons quelques petits bungalows à louer, à quelques mètres de l’eau, ainsi que quelques paires de palmes, masques et tubas.
L’eau est chaude, très chaude … trop chaude. On se brûle un peu au début, mais on finit par s’y habituer. Nous partons barboter au bout de la baie. Spectacle fabuleux. De toute façon, ici, dès qu’on met la tête sous l’eau, c’est beau !
Au bout de quelques temps, nous retournons sur la plage. Nous déjeunons dans un petit resto au bord de l’eau. Des hamacs sont accrochés sous les arbres, juste à la lisière, tout le long de la plage. C’est parfait pour buller un peu. Histoire de s’activer, nous nous lançons dans un magnifique match de beach-volley, sous les ovations délirantes du groupe de chinoises qui ne rate pas une miette du spectacle. Plongeons dans le sable, cries de fureur, frappes viriles… tout est bon pour amuser la galerie ! Et puis le beach-volley, c’est 10% de sport et 90% de frime ! La journée se passe paisiblement au bord de l’eau : snorkling, farniente … Une fois la nuit tombée, nous essayons un autre resto (le seul qui serve des bières). Paul a même droit à un pancake d'anniversaire !
Samedi matin. Réveil tardif. Pour quelques dizaines de ringgits, un local nous prend à bord de son bateau pour nous ammener dans différents spots de plongées autour de l’île. Après 2 ou 3 spots, nous faisons halte sur LA plage. Celle qu’on ne voie qu’en photo. À tel point qu’on finit par se dire qu’elle n’existe pas, que c’est un montage. Et pourtant …
Notre balade en bateau s’est terminée à Long Beach, la plage la plus touristique de la petite Île. Nous négocions un bateau-taxi pour rentrer chez nous, mais plus tard dans la soirée. Ensuite, après s’être nourri et désaltéré, nous partons faire un tour a travers la jungle jusqu'à Coral Beach. C’est une plage très sympa où règne une ambiance bon enfant. Petite précision, ce soir c’est la pleine lune. Peu de chance de croiser un loup garou, l’île ayant été récemment déloupgarifié. C’est surtout l’occasion d’une grosse fiesta organisée pour l’événement à Long Beach. Nous commençons par un bon dîner sur la plage. Au menu, Barracuda et autre poisson grillés sur la braise.
La soirée est loin d’être aussi excentrique que prévu. Rien à voir avec la full-moon party de Kho Phangan mais ça me convient tout à fait : tout le monde sur la plage, quelques jongleurs de feu, des gens du monde entier faisant une halte indéterminée sur l’île, de la musique … que demander de plus ? La soirée se passe paisiblement, au gré des rencontres toutes aussi hétéroclites les unes que les autres. Vers 3h du mat, nous decidons de rentrer mais nous nous retrouvons rapidement confrontés à 3 problèmes :
1 : C’est marée basse … et même très basse. Les coraux affleurent et l’on ne sait pas trop comment le bateau va passer.
2 : Le bateau est trop petit pour que nous puissions tous rentrer dedans.
3 : Notre sympathique navigateur, Surcouf devant l’éternel, est soul comme un Polonais un jour de paye.
Heureusement, comme dit la maxime: « il n’y pas de problèmes, que des solutions ». C’est marée basse, mais avec un petit bateau, ça passe (ou ça casse). Il n’y aura qu’à faire 2 voyages. Quant à Magellan, on peut temporairement se passer de ses services et prendre la barre à se place. C’est la pleine lune, l’eau est calme et l’on a que très peu de chance de se faire arrêter par la police ! Tout s’arrange. La première équipe part. Il faut juste une vingtaine de minutes pour rejoindre l’autre île. Rackam le Rouge, qui n’en est vraisemblablement pas à sa première cuite fait preuve d’une lucidité déconcertante et nous guide à travers les coraux, jusqu’à bon port. Reprenant du poil de la bête, il repart seul, le regard face à l’horizon, pour récupérer l’autre partie du groupe. Ce qui s’est passé entre temps, nul ne le sait (et certainement pas Ulysse). L’hypothèse la plus probable est que, appelé par quelques sirènes, il s’est échoué sur une plage, le temps de cuver un peu. Au bout d’une heure ou deux, il a entrouvert un œil, s’est souvenu de sa mission et a fini par récupérer nos camarades. Quels grands hommes ces marins.
Dernier jour au Paradis. Nous plions bagages et rendons les bungalows. Nous profitons du sable blanc et de l’eau claire pendant les quelques heures qui nous restent. Un bateau passe nous prendre à 15h pour rejoindre le continent. C’est tot, d’autant que les bus ne partent pas avant 21h, mais il paraît que les syndicats ont obtenu une réduction du temps de travail pour les chauffeurs de (bateau) taxi. Retour à Kuala Besut. Le bus pour KL part de Jerteh à 21h. C’est à 20 minutes de routes d’ici. Pour s’y rendre, nous nous entassons à 8 (chauffeur compris) dans une voiture de fabrication malaise. Nous arrivons à destinations presque sans encombre : nous avons juste perdu l’aile droite, un phare et une vache (véridique).
C’est une perte tragique et c’est pas drôle.


This album is powered by BubbleShare - Add to my blog


Caro, pensée spéciale pour ton anniversaire. Marie-Hélène, j’espère que les chimpanzés vont bien. Il va bientôt être temps pour eux de partir dans la jungle. Rosa, tu vas vraiment pas t’ennuyer. Vincent et Aurélie, j’ai mon billet, je serai là pour le mariage. Pierre, merci encore pour ta recette de pâtes au roquefort. Keb’, félicitation pour ton taf et garde la trasher attitude.

lundi 8 mai 2006

Semaine 10: Pulau Tioman

Une autre semaine de boulot. Pour éviter le surmenage, il faut penser à décompresser. En guise de traitement prophylaxique, nous partons à Pulau Tioman, une île au sud-est de la Malaise. Départ en bus Vendredi soir a 23h. Nous arrivons à Mersing 6h plus tard. Un peu trop tôt pour prendre un bateau. Nous optons pour un petit dej’ frugal dans les échoppes avoisinantes. Nous faisons la connaissance de Fabien, un allemand de 25 ans qui travaille à KL et qui viens passer deux jours à Tioman pour faire de la plongée. Nous discutons en attendant le premier bateau. L’île est assez éloignée et il nous faut plus d’une heure, avec un ferry rapide, pour rejoindre la plage où nous comptons poser nos affaires.
Nous débarquons au bout d’un grand ponton, après avoir longé la cote paradisiaque et s’être arrêté sur quelques plages, le temps de débarquer du monde. C’est sur le village de Air Batang (ABC pour les intimes) que nous jetons notre dévolu. Fait très surprenant (et plutôt agréable), à notre arrivée, aucun vendeur, bonimenteur ou autre emmerdeur du genre pour se jeter sur nous en nous proposant, soi-disant, l’hôtel, le resto ou le club de plongée le moins cher de l’île. Le calme !
Nous allons réserver un bungalow à quelques centaines de mètres de l’embarcadère. Une petite cahute en bois, au bord de l’eau avec même une salle de bain. Le tout pour le prix d’une bière en France. Il s’agit pas de perdre du temps. Nous enfilons nos maillots et nous rendons au club de plongée à quelques pas de là. De même que Fabien, il me reste quelques plongées à faire pour compléter le Padi. Nous programmons nos plongées pour le reste de la journée et, en attendant, nous allons barboter en face. L’eau est à plus de 30°C. C’est hallucinant. On se sent comme dans une baignoire, sauf que c’est plus grand, plus profond, et qu’il y a des milliers de poissons colorés qui passent dans tous les sens ! Au bout d’une heure, nous sortons pour nous rafraîchir un peu.
Les premières plongées ne sont pas extraordinaires. Il s’agir surtout de faire et refaire des exercices fait et refait en piscine : enlever son masque, le remettre. La même avec la ceinture de plombs, la bouteille et le maillot ! On échange nos détendeurs tout en faisant beaucoup de bulles. On se raconte quelques blagues en langage des signes. Le tout dans la joie et la bonne humeur. Mais à la fin de la journée, nous en avons fini avec toutes ces formalités et sommes fin prêt pour le grand bleu.
Mais ça attendra demain. Dans l’immédiat, nous partons à la recherche d’un resto. Nous en trouvons un très chouette, au bord de l’eau (ici, tout est au bord de l’eau) où nous dégustons du barracuda grillé : un régal ! Ensuite, nous retrouvons l’équipe du club de plongée au Lime-Tree Café, un des seuls bar des environs. Ou en tout cas, ce qui y ressemble le plus. Quelques chaises posées sur le sable. Nous rejoignons la communauté internationale des habitants de Tioman. Quelques malais, un anglo-kenyan assez roots, qui cherche à installer ses bureaux sur l’île, une québécoise à qui appartient le bar, australien, anglais, allemand, français … L’annexe de l’ONU en quelques sortes ! Nous jouons à un petit blind-test musical, sur des morceaux que nous n’avons jamais entendus auparavant. Quelques bières fraîches. Le temps s’est arrêté. Plus de repères. La nonchalance tropicale dans toute sa splendeur.
Mais la fatigue de la journée et la nuit blanche dans le bus nous rattrapent. Nous rejoignons nos bungalows où Morphée nous attend.
8.00 AM. Je retrouve Fabien pour prendre un petit dej’ avant d’aller plonger. Des pancakes aux fruits exotiques, arrosés de miel. Ici pas de sirop d’érable. J’entends déjà les québécois les traiter d’hérétique. N’allez pas dresser le bûcher tout de suite. Laissez- moi le temps d’en reprendre.
Rassasier et légèrement en retard (réflexe occidentale) nous filons récupérer notre matériel avant d’embarquer sur un rafiot qui ne semble flotter que grâce à ses multiples couches de peintures. Nous arrivons sur le lieu prévu pour notre plongée matinale. La mer étant toujours aussi chaude, ce n’est vraiment pas difficile de se mettre à l’eau.
Ca y est, nous y voici. Enfin ! Notre première plongée digne de ce nom. Un aquarium. Et encore, le mot est faible. Nous ne savons plus où donner de la tête. Tout est coloré et bouge autour de nous. Pendant une heure, nous profitons du spectacle son et lumière qui nous est offert. Mais si le temps s’est arrêté à la surface, la jauge de pression nous rappelle que sous l’eau, il n’en est rien et qu’il est temps de remonter. Le bateau est toujours à flot. Nous grimpons dessus et rejoignons le centre, le temps d’évacuer un peu d’azote et de reprendre des bouteilles pleines. Fix est déjà prêt. Il est midi, mais nous n’avons pas le temps d’aller manger. Nous repartons vers le Sud de Tioman.
Cette dernière plongée est de loin la plus belle. Des coraux encore plus colorés, des milliers de poissons de toutes les couleurs,. Nous voilà en plein dans « Le monde de Nemo ». Une grosse tortue passe paisiblement au milieu de nos bulles… Je ne sais pas comment vous décrire tout ça sans tomber dans le banal, le cul-cul ou le ridicule. C’est énorme !

Merci infiniment à tous ceux qui prennent le temps de lire ce blog et encore plus à ceux qui laissent des commentaires. Selamat Hari Jadi à tous ceux du mois de mai : Camille, Pauline, Florent, Caro, Ludo, Vincent, Olivier … et à tous ceux qui me pardonneront (je l’espère) de les avoir oubliés.


This album is powered by BubbleShare - Add to my blog

vendredi 5 mai 2006

Semaine 9: Bukit Lawang - Sumatra, Indonesia

Après une semaine de repos et une seconde rechute, il est temps de repartir. En Malaisie aussi le 1er mai est un jour férié. Ça fait un long week-end que je compte bien ne pas laisser passer. Je change mes Ringgits contre 1 000 000 de Rupiahs. Cette fois-ci, direction Medan au nord de Sumatra, Indonésie. En soit, Medan ne présente pas grand intérêt, mais c'est le meilleur point de départ pour rejoindre Bukit Lawang et Gunung Leuser National Park pour un trek de 3 jours dans la forêt tropicale indonésienne. C'est également un des rares endroit au monde, avec Bornéo, où l'on peut espérer croiser des orangs-outans (du Bahasa Malaysia : orang = homme ; utan = jungle). Il ne faut pas pour autant s'amuser à appeler orang-outan les tribus aborigènes qui refusent la civilisation !
Rendez-vous samedi à 6h du mat' à KL Sentral avec Arthur, un français en stage chez Lafarge, pour prendre le bus pour l'aéroport. Embarquement. Comme d'hab', les issues de secours se situent à l'arrière, au milieu et à l'avant de l'appareil et en cas de dépressurisation de la cabine, des masques à oxygène tomberont devant notre gueule. Les gilets de sauvetages sont situés sous nos siéges. C'est rassurant !
Une dizaine de minutes avant d'être parti de KL, nous arrivons à Medan (décalage horaire), sans incident majeur. À la sortie de l'aéroport, une pancarte avec mon nom !?! Une des personnes avec qui je travaille est originaire de Medan et il a demandé à sa femme de me récupérer à l'aéroport. Royal ! Elle nous conduit à la gare de bus, ce qui nous évite de longues heures de négociations sur le prix de la course avec les chauffeurs de taxi. En chemin, nous avons droit à toutes les recommandations habituelles. On a droit à : « l'Indonésie est un pays dangereux », au classique : « Mettez vos sous dans différentes poches » et même au plus enfantin : « Ne parlez pas aux inconnus ». Ce dernier risque d'être plus difficile à suivre … l'esprit maternel est universel.
Pour rejoindre Bukit Lawang, nous montons avec une vingtaine d'inconnus, dans un minibus prévus pour 9. Le chauffeur nous explique que le trajet devrait durer 3h ou 3h30 … pour faire 80 Km. Je vous laisse imaginer l'état des routes. Le point positif, c'est que ça ne coûte que 10 000 Rp (1 euro) !!! Ce minibus se transforme en car de ramassage scolaire quand, à une trentaine de kilomètres de l'arrivée, des gamins en uniformes grimpent sur le toit pour rentrer de l'école !!! Entassés comme des sardines, la proximité favorise les contacts. Nous faisons la connaissance d'Erwin, un indonésien dont la femme et le fils habitent à Medan et qui est … guide à Bukit Lawang ! Méfiant par habitude, nous ne nous jetons pas tout de suite sur l'occasion. Mais au bout de 3h, après avoir discuté de tout et de rien, nous avons un feeling et nous acceptons son offre. Il nous invite chez lui pour le déjeuner, le temps d'attraper ses affaires et d'aller acheter nos pass pour le park national. Nous grimpons tous les 3 avec le chauffeur sur une mobylette convertie en side-car pour aller aux portes de la jungle. Nous traversons un pont de singe et … en route pour l'aventure !
Une ballade dans la jungle ressemble à première vue à une ballade dans une forêt un peu touffue. Au bout de 15 secondes et après avoir sué quelques litres, on sent mieux la différence : environ 200% d'humidité, des plantes très attachantes et une faune démesurée. Ca ne semble pas déranger notre guide qui marche allégrement, sans une goutte de sueur et surtout, sans chaussures !!! Nous marchons quelques heures et, après s'être cassé la gueule un certain nombre de fois, en glissant tantôt sur des racines, des pierres couvertes de mousses, ou tout simplement le sol un peu boueux, nous arrivons au premier campement. Quelques bambous et une bâche posée dessus font office de tente. Le tout au bord d'une petite rivière : le paradis en quelques sortes ! Nous faisons la connaissance d’Adi, un ami de notre guide qui a emprunté quelques chemins de traverse pour venir nous ravitailler. Notre chargé logistique est accompagné de son fils, 13 ans, futur guide selon toute vraisemblance ! Nous sommes les seuls à avoir l'air fatigué, à souffler et à suer comme des bœufs. Elle est belle la jeunesse occidentale !
Un petit plouf dans la rivière nous remet d'aplomb ! Notre guide nous appelle pour le thé. Pas de soucis, l'eau vient de la rivière. Autant s'y habituer ! Pendant ce temps, Adi s'affaire au fourneau pour nous préparer un véritable festin à la mode indésienne. Nasi Goreng accompagné d'un cari de légumes et de deux autres plats assez indescriptibles, mais très bon, à base de poissons et de piments… Puis, la nuit et l'orage arrivant, nous nous installons sous la tente pour une petite partie de cartes. Le sommeil ne tarde pas à nous rattraper et nous nous endormons comme des bébés, au milieu de tous ces bruits assez inquiétants.
Après une bonne nuit, presque complète, nous sommes prêt à attaquer une nouvelle journée de trek. Un brin de toilette dans la rivière. Un petit tour dans la jungle, à la recherche d'un coin tranquille. Alors que je suis accroupi, à méditer, je vois passer, l'air de rien, un scorpion noir plus gros que ma main (et j'ai de très grandes mains). Certainement embarrassé de m'interrompre dans ce moment d'intimité, il s'éloigne discrètement. Une chose est sûre, c'est bien plus efficace que l'Imodium. Heureusement, un p'tit déj' de compet' me remet de mes émotions. Notre guide à une recette de pancake à la banane qui mériterait quelques étoiles dans le Michelin.
Pour gagner du temps, on s'habille avec des affaires mouillées. Au bout de quelques minutes, y a pas grande différence. Nous laissons Adi et nous suivons notre guide qui a décidé de partir pied nus dans la rivière, juste après nous avoir montré un joli serpent qui nagait par là. Nous regrettons les sentiers boueux de la veille et nos vielles chaussures qui finalement ne tiennent pas si mal la route. Mais le décor est époustouflant et suffit à nous faire oublier les chutes récurrentes.
Un peu plus tard dans la matinée, nous apercevons quelques gibons qui se baladent de branche en branche. Le spectacle est magnifique, jusqu'au moment où toute cette horde de gibons commence à s'approcher de nous, de manière un peu agressive, certainement à cause du parfum subtil que dégagent nos sacs : biscuits, bananes et autres fruits … Nous en rescapons indemne, content d'avoir pu les voir de très, très prêt (même si sur le moment, nous n'étions pas très fier !!!). Nous continuons notre trek. Ça monte, ça descend pour remonter ensuite … La vie est un éternel recommencement !
Nous arrivons enfin à notre campement, où nous attend une maman Orang Outan avec son petit. Nous l'observons. La ressemblance avec les humains est frappante. On dirait un vieil Irlandais … Tout aussi roux, mais en plus poilus. La glace est brisée. Nous entamons la discussion … Apparemment, elle a réservé le gîte. Même dans la jungle, le premier arrivé est le premier servi. Nous partons donc à la recherche d'un autre camp, non sans s'être serré la main en guise d'adieu. Différence de culture, ici, on ne se fait pas la bise.
Second campement, même confort, au bord d'une rivière, mais nettement plus boueuse que la veille. Nous posons nos affaires et attrapons nos maillots de bains. Erwin nous conduit à la piscine : une cascade qui se jette dans un bassin suffisamment profond pour nager, au milieu de la jungle, des lianes, des racines, des arbres et de leurs milliers de feuilles qui laissent à peine passer la lumière du jour. Un régal : l'eau est clair et à température idéale.
Nous rentrons au camp pour le thé. Adi prépare le repas. Il nous propose une descente en rafting pour le lendemain. Nous acceptons. Nous croisons quelques autochtones, qui travaillent dans les plantations d'hévéas avoisinantes (nous sommes juste à la limite du parc national). Tout aussi pied nus. Certains uniquement vêtus d'un ravissant slip usé jusqu'à la corde. Une machette à la main. Malheureusement, ils ne parlent que le Bahasa Indonesia, ce qui limite la conversation. Il leur faut environ 2h30, en marchant vite, pour aller ou rentrer du travail !
Nous nous posons sous la tente pour une partie de carte. La pluie tombe violement, mais sous la bâche, nous sommes presque au sec. La partie finie, nous nous glissons dans nos sacs a viande pour dormir. Extinction des feux.
Soudain, un gros bruit. Aussi soudain qu'indescriptible. Erwin allume sa torche (électrique) et la dirige vers la rivière. Le niveau de celle-ci vient de monter d'un mètre en quelques secondes ! Notre guide semble confiant dans les deux derniers mètres qui nous séparent encore du niveau de l'eau. Nous sommes nettement moins rassuré, surtout qu'en 2003, la moitié du village de Bukit Lawang fut détruite et presque 300 personnes sont mortes … à cause d'une crue brutale ! Erwin veille, nous nous endormons et nous réveillons le matin, les pieds au sec : plutôt bon signe. Un petit tour à la piscine, une petite ballade, un déjeuner. Nous profitons de nos dernières heures dans la jungle. Adi arrive avec le raft : 3 chambres à air de tracteur attachées ensemble. Pas de casques, ni de gilet. Les normes de sécurité sont un peu plus laxistes ici (ou elles sont trop sévères en France … au choix !)
Nous mettons nos sacs dans des sacs-poubelles et nous les ficelons sur le rafiot. Les chambres à air semblent résister à notre poids et aux chocs avec les rochers. La descente est amusante et assez mouillante. Nous faisons une petite halte au centre de quarantaine. On y soigne les Orang–Outans. Ceux-ci sont nettement moins fun que ceux dans la jungle. Ca nous attriste un peu de les voir complètement prostrés.
La descente se termine à Bukit Lawang, au milieu des pelles mécaniques qui déblaient encore la rivière depuis la fameuse crue de 2003. Elles ont la gentillesse de lever leur godet pour nous faciliter le passage. Mon appareil photo étant au sec dans mon sac (j'espère), je ne peux pas vous ramener d'images de cette scène assez atypique.
Nous arrivons à Bukit Lawang. Le temps de ce changer et nous partons à la recherche d'un minibus pour rentrer à Medan. Erwin nous accompagne car il va retrouver sa femme et son fils qui vivent là-bas. Le minibus est pire qu'à l'aller. Ça commence par un pneu à plat, puis un essuie glace qui s'arrache alors qu'il pleut des cordes. On descend. On monte dans un autre bus. C'est cool d'avoir Erwin avec nous pour traduire la situation !
Nous finissons par arriver à Medan où nous retrouvons Budi et son épouse qui nous conduisent à une guest house où nous passons la nuit. Réveil matinal, petit déj en vitesse. On file à l'aéroport … à pied ! C'est la première fois que ça m'arrive !
Nous arrivons à Kuala Lumpur. Le temps de me changer et de prendre une douche (plutôt l'inverse) … je grignote une connerie et je cours pour arriver à l'heure au boulot !


This album is powered by BubbleShare - Add to my blog