Notre période “îles” touche à sa fin. Elle va céder sa place à une période un peu plus “jungle”. Histoire de faire une transition en douceur, nous retournons à Pulau Tioman , mais cette fois ci, pour un petit trek dans la jungle.
Nous partons, Paul, Fix et moi par le Bus du vendredi soir. Nous arrivons Samedi matin à Salang, au nord de l’île. Salang a l’air un peu plus animé et touristique qu’Air Batang (où nous étions la dernière fois). Nous prenons un petit dej’ conséquent et partons à la recherche d’un semblant de trace, supposé rejoindre Tekek. Nous finissons par trouver un passage un peu plus dégagé au milieu de la végétation. Nous faisons à peine quelques et le cadre change complètement. Nous avons beau être proche du village, la jungle est dense et sauvage. Nous avançons en terrain glissant, au milieu des lianes et autres branches. Il y a une ligne électrique (seul détail qui nous rappelle que nous ne sommes pas trop loin de la civilisation) qui court sur le sol. Ce câble est sensé nous indiquer la route, mais en réalité, ce n’est pas si évident de le suivre ! Nous nous écartons à peine pour prendre une photo .. . et c’est le drame : plus de câble, plus de piste. La progression est difficile et la chaleur et l’humidité ambiante n’arrange rien. Mais c’est tellement beau. Comme les Indiana Jones que nous ne sommes pas, nous fonçons tête la première, au milieu de toute cette végétation attachante.
Une rencontre toute aussi impromptue qu’inattendue avec un charmant ophidien , dépourvu de membres chiridiens évidemment (si avec ça vous ouvrez pas un dico …), du genre vert avec des dents. Il ondule gentiment entre les branches et fait mine de se camoufler quand on arrive. Pour mieux nous sauter à la gueule ? J’en doute. Il a l’air très pacifique. Mais bon, si c’est nous qui lui jetons notre gueule dessus, ça risque d’être différent. Du coup, notre progression est légèrement ralentie, non plus par la jungle, mais par la trouille. La trouille de foutre la tête dans les feuilles et de tomber nez à nez (si si, ils ont un nez, j’ai vérifié) avec un de ses cousins.
Nos autres rencontres sont heureusement plus sympathiques : un Pteromyinae, de la famille des Sciuridae, un très beau Saurien de l’ordre des Squamates et de quelques Cercopithecidae de l’ordre des Primates. Si vous vous demandez si ça m’amuse, la réponse est oui, bien évidement !
Nous finissons par arriver par une petite plage charmante. C’est très sympa mais pour continuer, nous n’avons plus que 2 solutions : remonter le pseudo sentier à la recherche de ce fameux câble que nous avons perdu depuis, fioutre, une sacrée lurette, ou bien suivre la côte jusqu’à Monkey Bay, que nous apercevons presque de là où nous sommes. Seulement, il fait trop chaud pour remonter et c’est marée haute … très haute même. Nous optons quand même pour la deuxième solution. Après avoir enfilé nos maillots, nous partons dans l’eau chaude et turquoise, avec nos sacs sur la tête. Malheureusement, comme je vous ai dit, la marée est assez haute et j’hésite à sortir le tuba de mon sac pour le donner à Fix, afin de lui éviter la noyade. Finalement, ça se joue à quelques centimètres, victorieusement gagnés sur la pointe des pieds.
Nous arrivons enfin sur Monkey Beach, où un autochtone nous attend, amusé par notre situation : Ils sont fous ces Matsaleh ! Il vit tranquilou, tout seul sur sa plage. Quelques baraques en bois pour les rares touristes, ainsi que quelques canettes de coca ! Nous discutons le bout de gras (surtout pas de cochons, c’est un malais) et puis, après avoir essayé cette sensation qui s’appelle coke (c’est mieux quand c’est frais) nous repartons dans la jungle.
La fatigue nous rattrape quand nous arrivons à ABC. Du coup, nous décidons de poser nos affaires et de changer de programme. Nous partons faire une petite plongée au-dessus d’un petit récif corallien fort coloré. Le soir, ambiance barracuda grillé (décidemment, c’est vraiment trop bon). Nous allons faire un tour à la grosse fête organisée en l’honneur des 10 ans du Marine Park. C’est très loin de ce à quoi nous nous attendions : tout le monde assis dans l’herbe, à écouter des chanteurs de karaoké, encore plus ringard et mauvais que ceux de la Star’Ac. Nous sommes scotchés par la première chanson (ça surprend pas mal), nous rigolons sur la suivante, puis nous finissons par souffrir (ça vrille les tympans) et enfin, par partir. Un dernier (thé glace) pour la route et nous rentrons nous coucher.
Dimanche matin, temps de merde. Gris et pluvieux. Comme quoi, il ne fait pas toujours beau sous les tropiques. Nous crapahutons jusqu’à Tekek, la principale ville de l’île, pour prendre le bateau. C’est hideux. Un aéroport (une cabane en bois et 1600 m de goudron), des pelleteuses, un peu d’essence qui flotte sur l’eau avant de se déposer sur une plage en béton. C’est crade et (heureusement) très loin de ce qu’on trouve sur le reste de l’île. Les seules choses qui nous font passer ici sont la présence d’un magasin duti-free et d’un embarcadère. C’est léger comme avantage quand on voit à quel point c’est moche.
Une fois les emplettes terminées, nous nous installons au bout de la jetée, le regard droit, face à l’horizon (pas tout à fait mais ça sonne bien). Nous embarquons sur le toit d’un rafiot, en route pour Mersing. Au bout d’un 30min, la situation se dégrade : il pleut, il vente, il bruine, il mouille, c'est la fête à la grenouille. Avec Paul, nous essayons de resister le plus longtemps possible. Une fois frigorifiés et trempés, nous craquons et allons nous achever à grands coups d’air climatisé à l’intérieur du bateau : si avec ça on n’est pas malade Lundi !
Nous partons, Paul, Fix et moi par le Bus du vendredi soir. Nous arrivons Samedi matin à Salang, au nord de l’île. Salang a l’air un peu plus animé et touristique qu’Air Batang (où nous étions la dernière fois). Nous prenons un petit dej’ conséquent et partons à la recherche d’un semblant de trace, supposé rejoindre Tekek. Nous finissons par trouver un passage un peu plus dégagé au milieu de la végétation. Nous faisons à peine quelques et le cadre change complètement. Nous avons beau être proche du village, la jungle est dense et sauvage. Nous avançons en terrain glissant, au milieu des lianes et autres branches. Il y a une ligne électrique (seul détail qui nous rappelle que nous ne sommes pas trop loin de la civilisation) qui court sur le sol. Ce câble est sensé nous indiquer la route, mais en réalité, ce n’est pas si évident de le suivre ! Nous nous écartons à peine pour prendre une photo .. . et c’est le drame : plus de câble, plus de piste. La progression est difficile et la chaleur et l’humidité ambiante n’arrange rien. Mais c’est tellement beau. Comme les Indiana Jones que nous ne sommes pas, nous fonçons tête la première, au milieu de toute cette végétation attachante.
Une rencontre toute aussi impromptue qu’inattendue avec un charmant ophidien , dépourvu de membres chiridiens évidemment (si avec ça vous ouvrez pas un dico …), du genre vert avec des dents. Il ondule gentiment entre les branches et fait mine de se camoufler quand on arrive. Pour mieux nous sauter à la gueule ? J’en doute. Il a l’air très pacifique. Mais bon, si c’est nous qui lui jetons notre gueule dessus, ça risque d’être différent. Du coup, notre progression est légèrement ralentie, non plus par la jungle, mais par la trouille. La trouille de foutre la tête dans les feuilles et de tomber nez à nez (si si, ils ont un nez, j’ai vérifié) avec un de ses cousins.
Nos autres rencontres sont heureusement plus sympathiques : un Pteromyinae, de la famille des Sciuridae, un très beau Saurien de l’ordre des Squamates et de quelques Cercopithecidae de l’ordre des Primates. Si vous vous demandez si ça m’amuse, la réponse est oui, bien évidement !
Nous finissons par arriver par une petite plage charmante. C’est très sympa mais pour continuer, nous n’avons plus que 2 solutions : remonter le pseudo sentier à la recherche de ce fameux câble que nous avons perdu depuis, fioutre, une sacrée lurette, ou bien suivre la côte jusqu’à Monkey Bay, que nous apercevons presque de là où nous sommes. Seulement, il fait trop chaud pour remonter et c’est marée haute … très haute même. Nous optons quand même pour la deuxième solution. Après avoir enfilé nos maillots, nous partons dans l’eau chaude et turquoise, avec nos sacs sur la tête. Malheureusement, comme je vous ai dit, la marée est assez haute et j’hésite à sortir le tuba de mon sac pour le donner à Fix, afin de lui éviter la noyade. Finalement, ça se joue à quelques centimètres, victorieusement gagnés sur la pointe des pieds.
Nous arrivons enfin sur Monkey Beach, où un autochtone nous attend, amusé par notre situation : Ils sont fous ces Matsaleh ! Il vit tranquilou, tout seul sur sa plage. Quelques baraques en bois pour les rares touristes, ainsi que quelques canettes de coca ! Nous discutons le bout de gras (surtout pas de cochons, c’est un malais) et puis, après avoir essayé cette sensation qui s’appelle coke (c’est mieux quand c’est frais) nous repartons dans la jungle.
La fatigue nous rattrape quand nous arrivons à ABC. Du coup, nous décidons de poser nos affaires et de changer de programme. Nous partons faire une petite plongée au-dessus d’un petit récif corallien fort coloré. Le soir, ambiance barracuda grillé (décidemment, c’est vraiment trop bon). Nous allons faire un tour à la grosse fête organisée en l’honneur des 10 ans du Marine Park. C’est très loin de ce à quoi nous nous attendions : tout le monde assis dans l’herbe, à écouter des chanteurs de karaoké, encore plus ringard et mauvais que ceux de la Star’Ac. Nous sommes scotchés par la première chanson (ça surprend pas mal), nous rigolons sur la suivante, puis nous finissons par souffrir (ça vrille les tympans) et enfin, par partir. Un dernier (thé glace) pour la route et nous rentrons nous coucher.
Dimanche matin, temps de merde. Gris et pluvieux. Comme quoi, il ne fait pas toujours beau sous les tropiques. Nous crapahutons jusqu’à Tekek, la principale ville de l’île, pour prendre le bateau. C’est hideux. Un aéroport (une cabane en bois et 1600 m de goudron), des pelleteuses, un peu d’essence qui flotte sur l’eau avant de se déposer sur une plage en béton. C’est crade et (heureusement) très loin de ce qu’on trouve sur le reste de l’île. Les seules choses qui nous font passer ici sont la présence d’un magasin duti-free et d’un embarcadère. C’est léger comme avantage quand on voit à quel point c’est moche.
Une fois les emplettes terminées, nous nous installons au bout de la jetée, le regard droit, face à l’horizon (pas tout à fait mais ça sonne bien). Nous embarquons sur le toit d’un rafiot, en route pour Mersing. Au bout d’un 30min, la situation se dégrade : il pleut, il vente, il bruine, il mouille, c'est la fête à la grenouille. Avec Paul, nous essayons de resister le plus longtemps possible. Une fois frigorifiés et trempés, nous craquons et allons nous achever à grands coups d’air climatisé à l’intérieur du bateau : si avec ça on n’est pas malade Lundi !




