Je vous entends d’ici …
« Semaine … il se fout de nous, il nous parle que des week-ends… »
Tout d’abord, au début, j’avais vraiment l’intention de vous parler aussi de ce que nous faisons la semaine. Seulement, j’arrive à peine à trouver le temps de vous parler des week-ends ! Et n’allez pas vous dire que nos semaines sont monotones (bon, d’accord, c’est le cas), mais je pense que si je commence à vous parler des « Gas Fired Power Plant - Combined Cycle », j’ai très peur de rapidement perdre une partie de l’audimat.
« Parle nous des soirées, des bars, des filles … » me dires-vous. À cela, je répondrai par 3 hypothèses :
1° : Nous sommes de jeunes gens sérieux et nous travaillons toute la semaine.
2° : Nous sommes tellement crevés en rentrant de week-end qu’il nous faut la semaine pour récupérer.
3° : Nous avons donné l’adresse de ce blog à nos parents, oncles, tantes, parrains … et tout n’est pas racontable.
L’histoire jugera …
Allez, promis, un jour, je vous parlerai des bars de KL. En attendant, il faut absolument que je vous raconte quelque chose…
Ca y est, je viens de trouver la perle rare, le paradis. Une carte postale, mais en beaucoup mieux. Une île qui relègue toutes les autres îles aux rangs de vulgaires tas de sables. J’exagère à peine. J’ai trouvé L’île… ou plutôt les îles, car il y en a deux : Pulau Perhentian Kecil et Pulau Perhentian Besar. Petit cours de Bahasa Malaysia pour ceux que ça intéresse : pulau = île ; kecil = petit ; besar = grand … et Perhentian peut se traduire par escale, arrêt, stop over … En gros, Pulau Perhentian, c’est l’île où l’on s’arrête en espérant ne plus repartir. C’est assez clair ? Pour demain, vous me ferez 3 phrases avec besar et 3 phrases avec kecil !
Bref, le malais est pragmatique dans ses appellations et ces îles portent plutôt bien leurs noms.
Un week-end de 3 jours et l’anniversaire de Paul : 2 bonnes raisons de partir dans un endroit sympa. Barnabé ne se sentant pas très bien, Fix reste à l’appart pour s’occuper de lui.
A cause des « publics holidays », les bus sont pleins. J’en prends un de mon coté pour arriver à Jerteh à 4 AM après 8h de route. Après 2h d’attentes dans une gare de bus sordide, au milieu de punaises et sous une lumière pisseuse, je prends un taxi pour Kuala Besut ou je retrouve Paul, Arthur, Aude, Romain, Audrey et Nicolas. Nous prenons un bateau pour aller à Fauna Beach, au sud de la grande île (plus sauvage que la petite). Nous débarquons sur une plage au sable tellement blanc que ça en fait mal aux yeux. Nous trouvons quelques petits bungalows à louer, à quelques mètres de l’eau, ainsi que quelques paires de palmes, masques et tubas.
L’eau est chaude, très chaude … trop chaude. On se brûle un peu au début, mais on finit par s’y habituer. Nous partons barboter au bout de la baie. Spectacle fabuleux. De toute façon, ici, dès qu’on met la tête sous l’eau, c’est beau !
Au bout de quelques temps, nous retournons sur la plage. Nous déjeunons dans un petit resto au bord de l’eau. Des hamacs sont accrochés sous les arbres, juste à la lisière, tout le long de la plage. C’est parfait pour buller un peu. Histoire de s’activer, nous nous lançons dans un magnifique match de beach-volley, sous les ovations délirantes du groupe de chinoises qui ne rate pas une miette du spectacle. Plongeons dans le sable, cries de fureur, frappes viriles… tout est bon pour amuser la galerie ! Et puis le beach-volley, c’est 10% de sport et 90% de frime ! La journée se passe paisiblement au bord de l’eau : snorkling, farniente … Une fois la nuit tombée, nous essayons un autre resto (le seul qui serve des bières). Paul a même droit à un pancake d'anniversaire !
Samedi matin. Réveil tardif. Pour quelques dizaines de ringgits, un local nous prend à bord de son bateau pour nous ammener dans différents spots de plongées autour de l’île. Après 2 ou 3 spots, nous faisons halte sur LA plage. Celle qu’on ne voie qu’en photo. À tel point qu’on finit par se dire qu’elle n’existe pas, que c’est un montage. Et pourtant …
Notre balade en bateau s’est terminée à Long Beach, la plage la plus touristique de la petite Île. Nous négocions un bateau-taxi pour rentrer chez nous, mais plus tard dans la soirée. Ensuite, après s’être nourri et désaltéré, nous partons faire un tour a travers la jungle jusqu'à Coral Beach. C’est une plage très sympa où règne une ambiance bon enfant. Petite précision, ce soir c’est la pleine lune. Peu de chance de croiser un loup garou, l’île ayant été récemment déloupgarifié. C’est surtout l’occasion d’une grosse fiesta organisée pour l’événement à Long Beach. Nous commençons par un bon dîner sur la plage. Au menu, Barracuda et autre poisson grillés sur la braise.
La soirée est loin d’être aussi excentrique que prévu. Rien à voir avec la full-moon party de Kho Phangan mais ça me convient tout à fait : tout le monde sur la plage, quelques jongleurs de feu, des gens du monde entier faisant une halte indéterminée sur l’île, de la musique … que demander de plus ? La soirée se passe paisiblement, au gré des rencontres toutes aussi hétéroclites les unes que les autres. Vers 3h du mat, nous decidons de rentrer mais nous nous retrouvons rapidement confrontés à 3 problèmes :
1 : C’est marée basse … et même très basse. Les coraux affleurent et l’on ne sait pas trop comment le bateau va passer.
2 : Le bateau est trop petit pour que nous puissions tous rentrer dedans.
3 : Notre sympathique navigateur, Surcouf devant l’éternel, est soul comme un Polonais un jour de paye.
Heureusement, comme dit la maxime: « il n’y pas de problèmes, que des solutions ». C’est marée basse, mais avec un petit bateau, ça passe (ou ça casse). Il n’y aura qu’à faire 2 voyages. Quant à Magellan, on peut temporairement se passer de ses services et prendre la barre à se place. C’est la pleine lune, l’eau est calme et l’on a que très peu de chance de se faire arrêter par la police ! Tout s’arrange. La première équipe part. Il faut juste une vingtaine de minutes pour rejoindre l’autre île. Rackam le Rouge, qui n’en est vraisemblablement pas à sa première cuite fait preuve d’une lucidité déconcertante et nous guide à travers les coraux, jusqu’à bon port. Reprenant du poil de la bête, il repart seul, le regard face à l’horizon, pour récupérer l’autre partie du groupe. Ce qui s’est passé entre temps, nul ne le sait (et certainement pas Ulysse). L’hypothèse la plus probable est que, appelé par quelques sirènes, il s’est échoué sur une plage, le temps de cuver un peu. Au bout d’une heure ou deux, il a entrouvert un œil, s’est souvenu de sa mission et a fini par récupérer nos camarades. Quels grands hommes ces marins.
Dernier jour au Paradis. Nous plions bagages et rendons les bungalows. Nous profitons du sable blanc et de l’eau claire pendant les quelques heures qui nous restent. Un bateau passe nous prendre à 15h pour rejoindre le continent. C’est tot, d’autant que les bus ne partent pas avant 21h, mais il paraît que les syndicats ont obtenu une réduction du temps de travail pour les chauffeurs de (bateau) taxi. Retour à Kuala Besut. Le bus pour KL part de Jerteh à 21h. C’est à 20 minutes de routes d’ici. Pour s’y rendre, nous nous entassons à 8 (chauffeur compris) dans une voiture de fabrication malaise. Nous arrivons à destinations presque sans encombre : nous avons juste perdu l’aile droite, un phare et une vache (véridique).
C’est une perte tragique et c’est pas drôle.
This album is powered by BubbleShare - Add to my blogCaro, pensée spéciale pour ton anniversaire. Marie-Hélène, j’espère que les chimpanzés vont bien. Il va bientôt être temps pour eux de partir dans la jungle. Rosa, tu vas vraiment pas t’ennuyer. Vincent et Aurélie, j’ai mon billet, je serai là pour le mariage. Pierre, merci encore pour ta recette de pâtes au roquefort. Keb’, félicitation pour ton taf et garde la trasher attitude.